La rédemption ou la mort!

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 Le don du destin

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Hans Der Kelton
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Date d'inscription : 08/02/2012
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MessageSujet: Le don du destin   Ven 7 Juil - 15:54

"C'est bon vous croyez ?" questionna le plus jeune dont le ton fébrile en disait long sur son manque de sang-froid.
"Ta gueule, cours !" rétorqua le chef de la bande avec fermeté.

Si les astres, loin au dessus des arbres qui les surplombaient, semblaient être les seuls spectateurs de leur fuite, ils savaient tous parfaitement qu'il n'en était rien. Le cri d'agonie d'un des leurs, survenu quelques minutes plus tôt, résonnait encore bien trop fort dans leur crâne pour qu'ils puissent l'oublier. Ils ne savaient rien de leurs assaillants et pourtant il n'avait pas hésité une seule seconde à les fuir.

Il faut dire que la situation n'encourageait pas la bravoure. Cette nuit là, c'était Albert qui était de garde. Le plus fort de tous... Le Roc, comme ils aimaient l'appeler. Un splendide gaillard de plus de deux mètres de haut, au ventre bedonnant et au crâne chauve et huilé. Un simplet fidèle, dont le maniement de la masse d'armes était irréprochable. Ils l'avaient tous vu agir des dizaines et des dizaines de fois, balayant des soldats et leur bouclier à lui seul, éclatant le crâne de paysans contre les pavés en un seul coup, déplaçant des masses colossales là où il aurait fallu trois autres à sa place... Bref. S'il était dangereux et parfois instable, il était aussi et surtout leur plus grand atout.
Rien qui aura su inverser le cours du destin. Tous furent réveiller par ses cris, ses "à l'aide" implorants, perdus dans l'obscurité des abords de leur campement de fortune... Mais ils n'auront pas su arriver à temps. A plusieurs mètres de distance, les premiers l'auront aperçu, debout dos à eux, une lame longue et ensanglantée ressortant de sous une omoplate. Il vivait encore, geignait en crachant du sang, sa main droite, tremblante, déposée sur la garde de l'arme qui le traversait de part en part. Ils n'en auront pas vu davantage avant qu'une deuxième lame, vive, aussi longue que la précédente, vienne lui décrocher la tête et la faire rouler dans l'herbe fraîche, bientôt rejointe par son corps boudiné.

Ils n'avaient pas pris le temps de regarder ceux qui avaient abattu leur frère d'armes... Mieux valait fuir au plus vite et réfléchir à comment agir une fois qu'il seraient en sécurité. Du moins, c'est comme ça qu'ils espéraient que ça se passerait.
Leur course les amena dans une petite clairière où ils s'arrêtèrent pour reprendre leur souffle. Tous les cinq haletaient difficilement, en sueur, appuyés contre les quelques arbres à proximité alors que leur cœur battait encore la chamade dans leur poitrail. Le meneur serrait les dents de rage, commençant à frapper de son poing contre l'écorce, comme un sourd, en crachant des insultes nombreuses et variées.
"Hey ! Vous entendez ça ?!" interrogea l'arbalétrier, son arme dans une main, l'autre levée dans les airs pour réclamer le silence. Sourcils froncés, il pencha un peu la tête de côté. Quand tous eurent régulés leurs souffles pour mieux écouter, le son se fit plus net... Un martèlement régulier, rapide, de plus en plus fort. "Ils arrivent ! ILS ARRIVENT !"

Le piège était simple et aurait très bien pu être très efficace. Seul au milieu de la clairière, sa bâtarde en mains, c'est le jeune qui avait été choisi pour servir d'appât. Non pas qu'il le voulait... Mais ce n'est pas comme si on lui avait laissé les choix. Les autres, tapis à l'ombre des arbres, coulaient des regards méfiants aux alentours, dans l'attente de l'inévitable.
Comme prévu, le cavalier déboula dans la clairière sur son étalon au galop. La bête prit le temps de ralentir juste devant le bandit, offrant l'opportunité à son maître de bondir de sa selle dont les étriers étaient déjà vides. Repartant aussi vite qu'elle est venue, la fidèle monture laissa là le tueur présumé d'Albert, qui s'affichait, fièrement dressé, face à son unique adversaire qui ne retenait déjà plus le moindre de ses tremblements.

D'un seul coup d'oeil, le premier novice passant par là aurait très bien pu donner le résultat de cet affrontement.
D'un côté, un bandit bien trop inexpérimenté, n'ayant pour lui que le délicat minois que la nature a bien voulu lui donner. Sa tenue de cuir bouilli, bien trop grande pour lui, n'étant alors plus qu'un détail parmi tous ceux qui traduisent son incompétence.

-

De l'autre, son adversaire. Sûr de lui, impérieux. On l'aurait cru capable de braver les pires dangers sans jamais rabaisser ce menton. Chaque trait de son visage, chaque pli formé par ses expressions suintaient l'orgueil. Son image était soignée au point qu'on l'aurait pensé capable de se regarder dans la glace des heures durant pour ne rien laisser au hasard - ce qui aurait été plutôt proche de la vérité.
Son corps, quoi que dissimulé, en était le pilier. Deux mètres, à vue de nez, pour une musculature sculptée finement dont les détails ne sont certainement connus que de celle ou celles qui partagent ses nuits. Pas la moindre cicatrice apparente sur le visage ou le haut du cou, comme un tableau impeccable que nul n'a jamais réussi à entacher.
Et tout autour de cela, moult détails qui échappèrent sans aucun doute à la plus part des manants qui s'opposaient à sa grandeur ; une armure noire et intégrale, entretenue, parfaitement adaptée à son physique et sa démarche ; une cape coincée sous ses épaulières, filant jusqu'à l'herbe fraîche sur laquelle elle ne frotte que sur quelques petites centimètres ; une posture chevaleresque, une main sur la hanche droite, l'autre sur le pommeau d'une de ses armes. Et à n'en pas oublier ce fameux détail, d'ailleurs. Deux épées, glissées à sa ceinture avec prétention, comme pour insister encore plus sur sa suprématie que l'on ne saurait remettre en cause.

Le jeune homme raffermissait fébrilement sa prise sur sa bâtarde, à deux mains tremblantes, fixant le regard glacé de son bourreau. La haine déformait peu à peu ses traits : ses lèvres se retroussaient, ses prunelles s'embrasaient, son visage rougissait.
"Alors c'est toi qui a tué Albert ?!"
"Et que comptes-tu faire, si c'est le cas... ? Tu veux te battre ? Te mesurer à moi ? Tiens-tu seulement à la vie pour envisager une telle idiotie ?", théâtral, hautain, celui que l'on aurait pu confondre avec un chevalier passa ses deux mains aux pommeaux de ses épées pour mieux les décrocher et les brandir, une dans chaque main. Des bâtardes... D'une facture assurément différente - et en bien - de celle que détenait le jeunot. C'est en laissant les pointes de ses lames tracer de fins sillons dans la terre, de chaque côté de lui, que l'illustre inconnu fit un premier pas en avant, puis un autre. Si les cliquetis métalliques emplissaient la nuit, ils ne tardèrent pas à être balayés par un cri presque guttural venu d'un buisson. "MAINTENANT !"

Quatre têtes surgirent de la végétation, arbalètes en mains, laissant filer les carreaux dans la seconde qui suivit. Tout ne se passa hélas pas comme prévu. Devant le regard ahuris des bandits, les projectiles ricochèrent aussi sec contre un mur, une bulle translucide qu'ils eurent à peine le temps de voir apparaître et osciller aux divers impacts. Un long silence en suivit, rompu par l'homme en armure qui pestait tout bas, préoccupé. "Tsseh... Saleté de mage. Tu es le prochain sur la liste."
Profitant de la légère incompréhension collective, il reporta son attention sur celui qui lui faisait face et commença à parcourir la distance qui les séparait encore à cet instant. Le jeune homme, sous le choc, n'eut qu'à peine le temps de se retourner aux cris de ses camarades pour mieux sentir le tranchant d'une lame lui parcourir de dos, de l'épaule droite à la hanche gauche, en une profonde plaie béante, éventrant complètement ses maigres protections. S'étalant dans son propre sang, sans doute déjà mort, il offrit ainsi l'opportunité au chevalier de reprendre son petit numéro. Redressant l'échine, donnant un coup de son épée dans le vide pour mieux égoutter le sang qui la maculait, il reprit la parole d'une voix grave et implacable, chargée de toute son arrogance. "Approchez, imbéciles ! A un, à deux, à dix ou à cent... Qu'importe ! Le ramassis de merde de vous êtes ne mérite pas que je perde plus de temps !"

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