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 Par-delà les artifices

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Regdar Andhun
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MessageSujet: Par-delà les artifices   Sam 15 Juil - 11:39


Avant-propos: ces modestes écrits concernent le défunt et ô très regretté Gero Carradine, aussi connu sous le nom de... Xander Sherborne. Bonne lecture.



Quelques heures avant l’entretien fatidique…


Le Borgne dormait d'un sommeil de plomb, épuré de tout tracas, angoisse ou regret. Il dormait comme un bébé. L'alcool fort et son inépuisable nonchalance étant les garants de cet esprit insouciant.
Les yeux encore mi-clos, il sentit un picotement agréable sur son visage. Effectivement, les persiennes couvrant la baie vitrée de la modeste chambrée laissaient filtrer un maigre faisceau lumineux. Cette chaleur venait caresser, de façon bienvenue, le menton barbu du baroudeur.

Cet instant de félicité triviale s'interrompit lorsqu'un tintamarre de jurons, d'imprécations menaçantes et de couinements hystériques, parvint à ses oreilles. Il y avait du grabuge, en bas. Un timbre était grave, une voix de stentor tendue par la colère. L'autre était plus aigüe, contrite et pleine de sanglots.
Le mari cocu rentré plus tôt que prévu... Un classique !

Gero quitta lestement la couche encore moite. Du moins, il essaya. Sa vision était encore embrumée et sa démarche dangereusement titubante.
Manquant de trébucher contre un pied du lit, il se rattrapa de peine sur une commode, de laquelle chuta un vase qui se brisa à même le sol. Depuis tout petit, il avait toujours eu le don pour casser les choses. Mais ce n’était pas le moment de se perdre dans des réminiscences du passé. Les bruitages du rez-de-chaussée s'amplifièrent, et ce n'était pas une coïncidence.

Il se gifla violemment pour se remettre les idées en place. Aujourd'hui n'était pas un bon jour pour se fourrer dans les ennuis. Non, vraiment pas. Il était rare que son sens des responsabilités vienne troubler son éternelle indolence, mais il savait faire des exceptions. Ses paupières lourdes clignotèrent avec frénésie alors qu'il scrutait son environnement. Un sourire finit par naître sur son beau visage hâlé. Il avait heureusement eut la présence d'esprit de laisser ses effets rassemblés à un même endroit, sur une chaise dans un coin de la pièce. Vif malgré la gueule de bois, il débarrassa la chaise des vêtements et l'utilisa pour bloquer temporairement la porte. Puis il enfila péniblement son froc, sa chemise et ses bottes. Il évoluait avec une hâte discutable. Même dans l'urgence, il restait désinvolte.
Au moment où il fermait la boucle de son ceinturon, duquel pendait une rapière longue et étincelante, des tambourinements furieux se firent entendre. Il entendit quelques bribes d’accusations et quelques promesses de mort lente et douloureuse s’il n’ouvrait pas immédiatement la porte. Gero Carradine répondit par un gloussement goguenard, attrapa son harnois et se dirigea vers la fenêtre. Après avoir écarté les rideaux, il entrebâilla cette dernière et jeta un œil en contrebas. Il vit un labyrinthe de toitures pentues, presque branlantes, et de gouttières en saillies.

C’est avec précaution qu’il fit ses premiers pas, en équilibriste indécis, avant d’être forcé de presser l’allure lorsqu'un bruit sourd résonna derrière lui. Sans doute la porte dont les gonds venaient de sauter. Il avait réussi à se faufiler derrière un toit surplombant celui de la maison qu’il venait de quitter. Se croyant tiré d’affaire, il poursuivit presque gaiement cette promenade aérienne.
Et là, patatra. Les réflexes encore engourdis par la boisson, son orteil heurta une tuile de traviole.
Il chuta longuement, dévalant les sommets de brique bleue en faisant des roulés-boulés. Mais l’important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. En véritable cul-béni, le Borgne atterrit à l’arrière d’une carriole de négociants qui passait dans une rue presque déserte du Quartier Commerçant, pile à ce moment-là. Lorsqu’il ouvrit les yeux, pour la deuxième fois en cette courte matinée, il grimaça. Puis il fut pris par une improbable mais furieuse envie de s’esclaffer, malgré la douleur lancinante qui tenaillait son dos et ses bras fortement ecchymosés. Après tout, il aurait pu s’en tirer à moins bon compte. Il avait sauvé les meubles, comme qui dirait. La bouteille était toujours à moitié pleine, avec lui. Jusqu’à ce qu’il s’enquille le reste, évidemment.


Dernière édition par Regdar le Ven 11 Aoû - 20:18, édité 1 fois
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Regdar Andhun
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MessageSujet: Re: Par-delà les artifices   Sam 15 Juil - 11:39

Moins de deux semaines s'étaient écoulées depuis son intégration dans les rangs de la fameuse compagnie. Et déjà il faisait parler de lui. En toute légitimité, il avait rapidement été catalogué comme le séducteur invétéré, charmeur un peu poussif sur les bords mais disposant d’un indéniable bagou.
L'arrogance et la désinvolture qui étaient siennes atteignirent des sommets l’autre soir, lorsque la troupe avait quitté la retraite d'Orendil pour venir en aide aux sentinelles acculées par des cultistes.
Sa grande gueule avait fait grincer un certain nombre de dents parmi ses supérieurs, tandis que son flagrant déficit de solidarité crispa sans nul doute ses camarades les plus idéalistes. Le Sergent Prescott, à bout de nerfs, lui avait infligé une sanction sévère au regard de son comportement. Il lui faudrait, pendant un laps de temps indéterminé, servir de boniche à l’ogre de la compagnie, Gor’Bak.
Une tâche évidemment bien ingrate, dont on passera les détails... De quoi le rendre plus humble, avec un peu de chance. Toujours est-il que cet épisode et, plus généralement, sa terrible irrévérence, avaient braqué sur sa personne une flopée de regards réprobateurs.

Il ne cherchait pas spécialement à se faire des amis, de toute façon. Tout ce qu'il lui fallait, en réalité, c'était un public, un auditoire, quelqu'un pour écouter ses logorrhées bouffonnes et désopilantes. Tantôt drôle, tantôt cocasse... Divertissant même, parfois. Il pouvait cependant vite devenir importun, voire furieusement agaçant selon l'interlocuteur.
Son attitude hors-du-commun lui avait toujours attiré les faveurs comme les inimitiés, en cela rien de très inhabituel. Alors il ne s’offusquait jamais de crisper, de choquer ou de déplaire. Après tout, la chance souriait aux audacieux et il avait fait de cette maxime l’un de ses mantras favoris. Et ce genre d’argument excusait tout dommage collatéral. La fibre empathique lui faisant cruellement défaut, Carradine était bien incapable de se soucier du bien-être ou de la sensibilité d'autrui. Incapable d’affronter sa propre solitude, aussi. Inconsciemment, et pour se prémunir de cette terrible affliction, il s’était toujours servi des autres comme de vulgaires boucliers. Enfant puis adolescent, le succès auprès de ses pairs avait souvent été instantané, du moins sans jamais trop d’effort. Cette facilité et son entourage constant lui avaient épargnés les jalons douloureux mais nécessaires de l’introspection. Sans avoir établi de véritable relation avec soi-même, l’on n’est pas fichu d’en tisser avec les autres. Du moins, pas vraiment, et sa personnalité essentiellement factice illustrait à merveille cette théorie.  De toute évidence, son esprit impudent fuyait à tout prix ce genre de pensées. Les femmes et l’alcool étaient un moyen relativement efficace d’exorciser cette crainte bien enfouie, la crainte de soi. Il est toujours plus facile de se vautrer dans la débauche et dans les plaisirs insouciants plutôt que d’affronter franchement ses démons existentiels. En cela, il était le dernier des lâches.

Sa bien courte existence pouvant être résumée à un tourbillon d’excès en tout genre, rarement avait-il eu le temps d'imaginer, ne serait-ce que contempler l'éventualité de poursuivre une autre voie. Une fois, l’idée l’avait effleuré. Plus que ça, même. Mais il n’aimait pas en parler. Cet épisode datait d’une époque où il portait alors un autre nom. Et un nom ne signifiait rien à ses yeux, aimait-il croire. Il suffisait d’en changer pour altérer sa propre histoire. C’était aussi bête que ça. Dans ces moments-là, son talent naturel pour le mensonge faisait régulièrement de lui sa propre cible.


Dernière édition par Carradine le Sam 15 Juil - 11:40, édité 1 fois
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Regdar Andhun
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MessageSujet: Re: Par-delà les artifices   Sam 15 Juil - 11:40

Une brise douce et agréable venait lui caresser l’échine, avant de se muer en bourrasques plus insistantes. Comme un avertissement, ou une menace. Il allait sans doute pleuvoir, un état de fait qui ne l’émouvait guère. Il n’avait d’ailleurs pas la force de bouger, mais parvint à dresser l’œil sur ses alentours. Il était seul avec lui-même, assis sur les marches branlantes de ce qui avait dû être autrefois l’entrée d’un temple. Des colonnes de marbre blanc, recouvertes de lichen et meurtries par les affres du temps, étaient érigées autour de lui. Certaines, de traviole, tanguaient dangereusement. D’autres étaient à moitié ensevelies sous terre. En somme, il était au beau milieu de ruines elfiques mal en point. Il aurait pu accorder la moindre pensée à ce constat, ou encore prévenir le crachin impitoyable qui ne tarderait pas à s’abattre sur lui depuis les cieux. Mais il n’en avait cure, car ses soucis étaient d’une toute autre nature. Tout comme il ne remarqua pas l’atmosphère s’assombrir, soudainement. Des nuages cotonneux se massaient par-delà la cime des arbres aux feuillages bariolés, couvrant le ciel bleu turquoise d’un manteau de grisaille. Ces signes annonciateurs ne trompaient pas, et les premières gouttes de pluie fendirent la nue.
Tant et si bien qu’on ne pouvait deviner si c’était des larmes ou la pluie qui ruisselait sur son visage fermé. D’ordinaire pourtant si expressif, ce dernier était singulièrement impassible. L’œil unique, normalement vif et fureteur dans son orbite, était en ce moment seulement vacillant. Le noir de l’iris n’était plus éclairé du petit grain de folie qui l’animait habituellement, laissant place à un regard terne et vitreux.

L’averse, qui s’était annoncée avec fulgurance, finit par cesser. Le ciel s’éclaircit, les oiseaux gazouillèrent, et tout semblait revenu à la normale. Carradine, toujours prostré et désormais trempé jusqu’à l’os, n’avait pas bougé d’un pouce.

Les coins de ses lèvres rêches le tiraillaient, tandis qu’il s’appliquait vainement à les ourler en un sourire forcé. Il aurait suffi d’un rictus réussi pour le convaincre définitivement, pour lui prouver qu’il était capable de laisser Nérissa derrière lui, exactement comme il avait si vite oublié les dernières femmes à avoir attisé un peu plus que sa curiosité.  Qui n’avaient été que des moyens de tromper l’ennui, de passer la nuit. Celles qui n’avaient pas, comme la belle alchimiste, fait naître autre chose que son simple désir lubrique. Sa piètre tentative de sourire se transforma progressivement en une grimace amère. Une expression peinée, déconfite, égarée… Derrière cet air qui ne lui seyait guère, avilissant même sans doute un peu ses traits, se dessinait enfin un éclat de vérité. Le masque avait glissé, révélant une version incongrue de cet homme, dénuée de tout fard ou artifice. Enfin, le jeune borgne semblait réel et non un personnage clownesque issu d’une fiction scabreuse. Il n’était plus cet individu trouble aux facettes multiples, seulement l’incarnation d’une émotion pure et parfaitement limpide, sans la moindre équivoque. Ce qu’il ressentait en ce moment, d’ailleurs, n’était pas complètement nouveau pour lui. Juste extrêmement rare.

Son regard se perdit, embrumé par un souvenir passager mais vieux de plusieurs années, lorsque l’esquisse d’un visage douloureusement familier lui apparut. Un minois délicat, aux contours si finement ciselés qu’ils en devenaient presque rachitiques. Des yeux d’onyx envoûtant, dans lesquels s’associaient candeur et démence, surmontés par des sourcils noirs bien arqués. Une peau douce et laiteuse, dépourvue de la moindre imperfection, sublimée par un teint d’opale aux reflets irisés qui lui donnait une fraîcheur froide. L’ensemble était couronné par une chevelure brune bien rangée, toute de frange et de mèches ondulées, dont la longueur presque courte pouvait défrayer les standards hurleventois, mais qui à ses yeux l’avait rendue aussi authentique que désirable. Il avait aimé cette femme, autrefois. Et comme Nérissa, on la lui avait enlevée sans la moindre forme de procès. Sans qu’il ne puisse rien y faire. Hier encore, il s’était retrouvé impuissant, désarmé. Et peut-être ne s’agissait-il que d’un retour de bâton bien mérité. La fatalité savait être une garce volage… Un gloussement sans joie franchit ses lèvres, alors que sa paupière clignotait lourdement sous le poids de sa conscience.

D’une certaine façon, il avait de la chance dans son malheur, car Nérissa lui avait été prise avant qu’il ne s’attache trop à elle. Mais il avait eu le temps de baisser sa garde, réduire ses défenses. Juste ce qu’il fallait pour que le poison ne s’insinue dans la plaie ouverte. Pourrait-elle cicatriser ? Comme auparavant, parviendrait-il à apaiser sa détresse en se lançant dans une succession de baises vulgaires et insensées ? Rien n’était moins sûr. Il doutait d’ailleurs, sur ce volet-là, de trouver quelqu’un qui ne lui fasse que regretter les attentions passionnées, à la fois douces mais effrontées, de l’alchimiste.

En cet instant, il ressemblait de trop à son frère. Écorché vif par des sentiments qui le dépassaient. Au fond, il y avait même une part de lui qui en voulait à la jeune femme. Cette infime part de son être lui reprochait sans doute d’avoir subtilisé sa liberté, de l’avoir réduit à cet état végétatif et pathétique dans lequel il était accablé. Parviendra-t-il à s’en sortir, cette fois ? Il avait été heureux jusqu’alors, se disait-il, insouciant et sans tracas. Libre comme l’air, il vivait au gré de ses désirs, bien que jamais rassasié par ces fugaces plaisirs. Mais au moins avait-il vécu sans cogiter inlassablement. Lorsqu’on bouge en permanence, on ne trouve pas le temps de regarder en arrière. C’était son secret à lui. Ne jamais s’arrêter, ou se perdre dans les réminiscences du passé. Seulement, pour avancer, il fallait mettre un pied devant l’autre, puis recommencer. Et il semblait à bout de force, mais aussi à bout de souffle. Sa course effrénée avait été interrompue. Le rythme, il l’avait perdu. L’onde de choc qu’il avait reçu de plein fouet n’avait pas fait que le heurter. Il était aussi comme… paralysé.
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Regdar Andhun
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MessageSujet: Re: Par-delà les artifices   Ven 28 Juil - 18:20

On pouvait déceler dans son œil cave le tranchant hagard des regards insomniaques. Ce même œil, plissé de fatigue, croulant sous ses lourdes paupières, était plongé dans un examen désillusionné. L’examen du fond de sa bouteille de rhum, parfaitement vide. Un constat amer qu’il semblait refouler chaque fois qu’il essayait de laper une goutte qui aurait miraculeusement échappé à ses tentatives antérieures. C’était ainsi qu’il trouvait le sommeil, péniblement, depuis la mort de Nérissa. Quand venait le matin, aux premières lueurs de l’aube, il s’enfilait une rasade à jeun. Comme pour satisfaire une habitude qui chaque jour se faisait plus exigeante. Forcé de succomber à ce délice olfactif, parfums de fruits macérés mêlés aux notes boisées de chêne fumé. Des saveurs uniques qui assaillaient ses sens, de sorte qu’il ne pouvait ignorer l’appel de la bouteille.  L’alcool et ses promesses lui sifflaient une ode irrésistible, lui offraient un exutoire. Les goulées salvatrices dénouaient la boule sèche qui obstruait sa gorge, et allégeait le poids de la souffrance pesant sur ses épaules fébriles.

La même douleur poignante qui battait sous sa poitrine, troublant sa respiration. Il tâchait de réprimer cette détresse mais elle le submergeait, et il devait lutter pour garder la tête hors de l’eau. A chaque gorgée de rhum, il s’abandonnait un peu plus aux torrents violents qui menaçaient de l’aspirer. Les eaux du désespoir et de l’abandon. Tout ce qu’il désirait, c’était se débarrasser du manque, cette peine infâme qui l’astreignait aussi sûrement que des menottes aux poignets, des fers aux chevilles.

Alors il buvait. Pour oublier ce qui ne pouvait l’être, pour dissoudre les pensées qui lui vrillaient l'âme. Il buvait. Encore, et encore. Jusqu’à plus soif. Même en opération, à l'abri des regards, il goûtait à son breuvage d'une flasque bien remplie. Sa meilleure amie. Sa tendre et chère. Son poison.
Les victimes d'une addiction sévère ne trouvent jamais réellement la rémission. Tout ce qu'on peut faire, c'est passer d'une drogue à une autre, en espérant que la prochaine soit moins destructrice que la précédente. Et c'est exactement ce que faisait Gero. Inconsciemment ou non, personne ne pouvait le dire.

Toutefois, et en toute logique, son physique commençait à essuyer les ravages de ces excès. Des réflexes émoussés, une légère tremblote. Un visage de plus en plus bouffi, marqué par un début de couperose. Un œil jaunâtre et strié par des vaisseaux éclatés. Malgré tout, il n’était pas si loin du but. Ces sacrifices superficiels finiraient par payer, même s’il devait toucher le fond. Tel était le dernier espoir auquel il pouvait se raccrocher. Déjà  le visage de l’être aimé avait progressivement disparu de sa mémoire, embuée. Une image perdue dans les brumes de l’alcool, ternie par le flou de l‘ivresse. Elle ne lui en voudrait pas, après tout. Les morts se fichent bien de ce qu’on pense d’eux. La douleur avait apposé sa marque, cela dit. Une entaille profonde, indélébile. Au moins, il aurait l'opportunité de recommencer à aller de l’avant.
Certains n’obtiennent jamais cette chance.
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