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 Son identité

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Findol
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MessageSujet: Son identité   Jeu 3 Aoû - 13:56

Citation :
« Cet enfant parle trop bien pour son âge, et ce regard. Il me fiche la frousse. »

Qui suis-je ? Un elfe paraît-il, parmi tant d’autres. Je suis né un jour parmi tant d’autres, dans un foyer poussiéreux parmi tant d’autres, mais il neigeait. En tout cas, c’est ce qui semble amuser les quelques amis de ma mère qui la visitent encore ; eu égard à ma peau blanche, à mes cheveux argentés. Ma mère est malade, je l’ai toujours connue ainsi, et elle ne sort jamais de son lit, pas même pour s’occuper de moi.
Ces amis d’ailleurs ont payé une nourrisse pour la remplacer, mais elle est partie quand j’ai commencé à penser. J’étais apparemment un enfant précoce, et j’allais grandir sans réelle présence maternelle.

« Solaris a cessé de sourire le jour où cet homme l’a abandonné. Quand il lui a tout pris : son amour, ses rêves, même ses richesses. »

Qui suis-je ? Un enfant qui ne connaît rien au monde comme les gens me fuient, car je serais une sorte de cadeau empoisonné. Pourtant je ne me sens pas si différent des autres. J’ai des mains pour toucher, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre. Il m’arrive d’écouter aux portes les discussions des visiteurs qui me concernent. Certains sont aussi quel’dorei, d’autres humains.
J’ignore ce qu’ils me veulent, mais leurs regards trahissent une certaine inquiétude.

« L’enfant est devenu sauvage. Je l’ai vu attraper un lapin à main nue et lui tordre le cou pour l’offrir à sa mère. »

Qui suis-je ? Un enfant de la Lumière, du moins c’est ce que soutient le père Terran depuis que l’on m’a confié aux gens de l’Église. J’ignorais que la Lumière pouvait enfanter d’ailleurs, c’est troublant, il paraît que c’est une philosophie de vie. Le père n’est pas mon père, mais il est toujours gentil avec moi, il m’inculque ses valeurs et me dit ce que je dois faire ou ne pas faire.
Par exemple, tuer est une mauvaise chose, alors je ne le ferai pas sans qu’on m’en donne l’autorisation. Je n’ai pas non plus le droit de voler et mentir sans raison valable, alors je m’y conforme comme il faut. Ce n’est pas très compliqué finalement, la religion ; me voilà devenu pieux.

« L’enfant a trouvé un chiot abandonné et caillassé par des gamins frustrés. Il l’a porté jusqu’à notre paroisse, mais il était déjà mort. »

Qui suis-je ? Un être vivant. La vie est aussi une notion étrange, car elle peut être ôtée si aisément. Quelqu’un l’aurait un jour décidé ? Que nous soyons tous périssables, remplaçables en outre. Écoutant mon cœur, j’ai souhaité ardemment sauver cette âme blanche et pure, mais son sang n’a cessé de couler en route, tachant mon gilet comme mes mains. Ce que j’aimerais posséder des pouvoirs qui me préserveraient de cette horreur qu’est la mort. L’eau rouge me dégoûte également, mais je ne sais pas vraiment comment l’exprimer, alors je contemple les cieux pour oublier.

« L’enfant est instable. Si nous ne le confions pas rapidement à un sorcier compétent, il pourrait devenir dangereux pour son entourage. »

Qui suis-je ? Un mage en devenir, car j’aurais des prédispositions comme d’autres représentants de ma race, et mon père. Mon père ? Je ne le connais pas, c’est une sorte d’énigme tue par ma mère. Hormis cela, je dois être un élève brillant car j’ai passé, sans essai, les tests d’harmonisation, il faut dire que j’étudie beaucoup près de mon arbre. Ce petit arbre perdu dans la forêt, il n’y a personne pour m’empêcher de me blottir contre lui et ses racines grasses.

« L’enfant est conscient désormais, il n’a plus besoin de nous, ni même de l’Église, nous pouvons le laisser. Plus il grandit, et plus je sens son regard me glacer. »

Qui suis-je ? Un adulte aux douze printemps. L’argent de mère sert à entretenir la maisonnée, tandis que j’accumule les petits travaux pour acheter à manger, payer mes études également, car l’académie hurleventoise n’est certainement pas gratuite. Le reste du temps, je le passe à bûcher contre mon arbre. Les amis de ma mère ont cessé de venir, je crois qu’ils sont repartis au nord. En tout cas je m’occupe d’elle seul. N’est-ce pas le rôle d’une mère que d’entretenir son fils ? Je ne l’ai jamais su.

« L’enfant deviendra un mage talentueux, quel dommage qu’il soit à ce point fermé. »

Qui suis-je ? Un fier représentant du peuple thalassien. Mon diplôme en poche, j’ai pu laisser les serpillières, éponges et colis cachetés pour m’adonner à des pratiques plus conventionnelles de la magie. Les sorciers sont appréciés en ville, mais aussi craints. Mon port n’aidant pas, je crois que les gens m’évitent, et j’ai peu de clients intéressés par mes services.
Je n’aime pas la violence, encore moins les effusions de sang, donc je me suis naturellement dirigé vers l’école de l’abjuration, l’art d’ériger des boucliers. Le père Terran est mort de vieillesse il y a peu, mais je n’ai pas oublié ses préceptes.
J’aimerais être utile à quelqu’un.
J’aimerais que quelqu’un reconnaisse mes talents, mon identité.

« En voilà un bloc de marbre. Ce Roc-blanc, j’ai du mal à croire que nous soyons de la même promotion. »

Qui suis-je ? Un être pensé par les autres. Mes camarades m'ont donné un surnom dont j'ignore le sens réel. Le roc peut être une pierre immuable, un oiseau flamboyant et porteur de mauvais présage. Le blanc peut être synonyme de pureté comme de placidité.
Mère, quant-à-elle, ne me regarde plus dans les yeux car je ressemble trop à mon père. Que devrais-je faire pour capter son attention ?

« Cesse de me regarder, impie. Un jour, tu deviendras comme lui. »

Qui suis-je ? Je suis moi. Je suis Etheran.
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Findol
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MessageSujet: Re: Son identité   Mar 8 Aoû - 15:30

Citation :
« Citoyens, citoyennes. Ce n’est qu’une question de temps avant que les orcs n’achèvent de saccager notre beau royaume. Il ne tient qu’à vous de vivre pour espérer venger ses gardiens. »

Que suis-je ? Un fugitif. Car nous avons quitté Hurlevent avec les réfugiés que menait Anduin Lothar. Mère est transportée dans une charrette comme les dernières récoltes et son état empire chaque jour que nous voyons filer. Aujourd’hui elle a cessé de reconnaître ma voix, peut être sciemment. Ses cheveux bruns emmêlés se couvrent de paille grise, sa peau si blanche adopte le ton verdâtre des eaux stagnantes.
Lordaeron doit accueillir nos pairs humains, mais je pense trouver refuge en Dalaran. Mes maîtres de l’académie l’évoquaient souvent, et j’espère y quérir un remède pour Mère. En tant que mage, je devrais aussi trouver un emploi stable.

« Vous avez entendu parler du nouveau résident ? Il transporte sa mère mourante et paraît l’être aussi. »

Que suis-je ? Un fils responsable. Aussitôt installé, j’ai contacté certains des plus compétents médecins de la cité-état, et me suis chargé d’encadrer Mère comme il se doit. Elle est toujours pâle mais ne donne autant plus l’impression de dépérir. Quoiqu’elle n’ouvre plus les yeux, je l’entends encore souffler et aperçois sa poitrine se lever sous le drap. Comme elle refuse de se nourrir, des hommes s’en chargent avec la plus grande finesse.
Ce que je fais au dehors ? J’ai rencontré une vieille connaissance de ma mère et proche de mon père inconnu ; Rethiel Ternechant. Mon engouement pour cette moitié n’a jamais été aussi vivace, et j’espère trouver auprès de ces gens ce que la première n’a pas su m’offrir.

« Tu ressembles à ton père, mais il n’est pas quelqu’un que l’on approche facilement. »

Que suis-je ? Un fils de Quel’thalas, cette fois j’en suis convaincu. Ayant confié Mère aux bons soins des médecins et infirmiers du cœur, j’ai quitté Dalaran pour fouler la terre de mes ancêtres. Alors que je m’étais toujours senti homme, la sensation grisante de caresser ces contrées enchanteresses m’étreignait plus que de raison. Comme j’avais pris l’habitude d’épier les amis de ma mère et étudié cette langue à l’académie, je maîtrisais parfaitement le thalassien, et quelques mois avaient suffi à supprimer des résidus d’accent.
Grâce à mes économies, j’avais fait l’acquisition d’une chaumière en amont de Brise-clémente, et m’imprégnais chaque jour un peu plus des délices solaires, interrogeant en parallèle l’état d’une certaine maison : Elensar.

« Sa Grandeur est en déplacement, vous ne pourrez pas le rencontrer pour le moment. Ne me regardez pas comme ça, vous me mettez mal à l’aise ! »

Que suis-je ? Une poussière dans l’univers. Il évolue sans moi car je suis un être remplaçable. Même avec l’aide de Rethiel et, après avoir attendu à l’ombre de ces Chants Éternels des années durant, je n’ai pu rencontrer Père. Est-ce un mal après tout ? Il atteint des sphères qu’un simple roturier ne peut convoiter, ce magistère et seigneur thalassien.
Malgré tout, je caressais encore le rêve d’être un jour reconnu par cet homme. J’adressais régulièrement des missives à son ambassade, approchais les commerçants d’Elrundil pour me faire connaître.

« Les magistères ont été déployés pour défendre les bois de l’envahisseur orc. Les amani en ont profité pour sortir de leur antre de vipère. »

Que suis-je ? Inutile. Nous sommes en guerre et Père défend un royaume qui m’était encore étranger il y a quelques printemps de cela. J’aimerais lutter à ses côtés, mais ma condition ne me permet que d’être affecté à la protection des réfugiés. Qu’il est étrange d’être un elfe, la vie seule d’un civil paraît inestimable, quand un homme du sud lutte vainement pour secourir des sauvages sans le sou. Le père Terran aurait-il été fier de moi, s’il était encore de ce monde ? Comme il ne l’est plus, je me contente de prier la Lumière en espérant qu’elle fasse de mes espoirs une réalité.
Mais la guerre est terminée. Rethiel est mort lors d’une guérilla trolle et les hautes instances de Lune d’argent reprochent aux humains d’avoir abandonné leur poste.
Je vois au loin les forêts brûler.
Ces arbres sont identiques au mien.

« Vous êtes attendu en Dalaran. Solaris Fiervent votre mère est mourante, nous lui donnons une semaine. »

Que suis-je ? Le néant. Même face à sa propre mort, Mère refusait de me voir. Je n’ai pu entrer dans sa chambre que pour contempler son corps froid et rigide comme un glacier opaque ; sa chevelure grise caressant un oreiller trop mou pour soutenir un cou moins flasque que le sien ; son regard fixé au mur comme s’il en pouvait sortir des trésors. Parfois les médecins m’adressaient des sourires gênés ou peinés, sans raison. Au demeurant, je ne connaissais rien d’elle. Je n’avais rien ressenti.
Le corps rapatrié au sud du continent restauré pour y être enterré, je retournai en Quel’thalas pour reprendre la seule quête digne d’intérêt.

« Sa Grandeur est en mission à Lune d’argent, il ne peut donc recevoir. Son frère cependant a quitté le front pour le remplacer un temps. »

Que suis-je ? Un rêveur. J’ai rencontré mon oncle Pairo en pensant qu’il serait identique à mon père. Il semble gentil et promet qu’il m’aidera à le rencontrer. Mais je ne sais pas trop quoi penser du forestier ; au moindre incident, il quittera la haute tour des Elensar pour commander des factions de pérégrins. Il ne saurait tenir ses engagements. Je connais l’homme et ses travers.
Il aimerait que je m’installe auprès de ces gens, car je serais une personne importante à ses yeux et pour son frère qui ignore mon existence ; c’est absurde. Je décline la proposition et décide d’attendre. Pourquoi ?
Une erreur.

« Les portes ont cédé ! Les morts-vivants tracent leur insidieux sentier par delà nos forêts. Que les plus téméraires se lèvent pour prendre les armes et couvrir nos frères. »

Que suis-je ? Personne. J’ai fui ma nouvelle patrie avec d’autres quel’dorei pour trouver sustentation quelque part. Je faiblis comme Mère à présent, et sens mon corps s’affaisser. Le manque du Puits est-il à ce point marquant qu’il me fait oublier qui je suis ? J’ai pourtant grandi sans en connaître le reflet, sans avoir contemplé ses volutes dorées.
J’ai peur d’être fondu dans la masse, alors je trouve un point chaud pour m’y blottir et méditer.
J’ai peur de ne jamais être reconnu, de finir errant et sans volonté, alors je me laisse guider.
Je crois que la mort ne veut pas de moi, alors je l’appelle.
Ma vie n’a que peu d’importance, alors je m’attache à un nom.

« J’ai ouïe dire que Hurlevent avait été reconstruite. Là-bas, nous serons enfin à l’abri du fléau. »

Que suis-je ? Je suis moi. Je suis Etheran.
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Findol
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MessageSujet: Re: Son identité   Lun 14 Aoû - 14:43

Citation :
« Je ne veux pas devenir un de ces déshérités. Roi Anasterian, sauvez-nous ! »

Comment suis-je ? Fatigué. Un rien m’épuise en fait, et le ciel s’assombrit à mesure que je m’éloigne des contrées du nord. Lordaeron n’est plus, de même que Dalaran, et mon cœur arcanique se flétrit en ponctionnant chaque goutte de cette humanité tant désirée. Pourtant je ne suis pas humain ?  En approchant mes frères j’avais aussi offert mon âme à des plaisirs inavouables, cherché mon visage au travers de ces milliers d’êtres familiers. Je m’étais cherché comme la faim m’égare aujourd’hui.
Des heures de méditation ne suffisaient à m’apaiser et mes compagnons de route avaient déjà succombé en voyant leurs cheveux tomber. Moi je n’étais pas désespéré car l’intégrité ne m’avait jamais leurré.

« Sa majesté Kael’thas Haut-soleil appelle les survivants du beau Royaume à le rejoindre. Notre peuple a soif de magie comme de justice, et doit à présent renaître de ses cendres. »

Pourquoi suis-je ? Je pourrais ne pas exister après tout. Chacun s’est un jour demandé s’il avait une mission à accomplir en ce monde. Je n’ai aucune idée de ce que peut être la mienne s’il ne s’agit pas de servir mon Prince. J’avais abandonné l’idée de retourner en Quel’thalas, car cette région mourante n’avait sûrement plus rien à offrir dès lors que Père l’avait fuie.
J’avais simplement besoin de calme pour me reprendre, et contempler à nouveau les étoiles sans être victime du mauvais sort attendant chaque elfe.

« La branche principale réquisitionne ce domaine, quel toupet ! Alors que nous venons tout juste de le restaurer. »

Où suis-je ? Rauros. Un hameau à flanc de montagne, plus à l’Est de la forêt d’Elwynn. Une fois de retour en Hurlevent, j’avais élu domicile auprès des gens de ma race ; ce maigre domaine régi par une maison dont le nom ne m’était certainement pas étranger : Elensar. En vérité, mon arbre s’était toujours trouvé là-bas. J’avais surtout songé à le retrouver mais la perspective de vivre aux côtés de ces gens m’avait redonné goût à la vie.
Père avait pris possession de ces terres saccagées par les orcs, tout juste reconstruites par une poignée d’individus, et cherchait à relancer son commerce depuis une miteuse succursale au quartier des mages. La cité avait d’ailleurs bien changé depuis mon départ, ainsi que ses dirigeants, mais les affaires politiques m’ennuient passablement. Je ne songe désormais plus qu’à le trouver.

« Il ne tient qu’à toi de servir mes intérêts. Deviens mes yeux et jamais tu ne manqueras d’attention. »

Qui suis-je ? Son humble serviteur. Car j’ai rencontré Père sans avouer, honteux de n’être qu’objet de crainte ou d’indifférence. Il est un Seigneur, moi un roturier sans nom ni glorieux héritage. Au mieux je peux espérer lui être utile. Je me suis fait passer pour le fils d’une ancienne gouvernante dont on m’avait jadis soufflé le nom ; mon nom réel est méconnu soit négligeable.
Que suis-je ? Un sorcier du Concordat ; l’unique regroupement de hauts-elfes depuis que nos cousins du Nord ont abandonné l’Alliance pour devenir ces fils du sang. Mes gens ont appris à surmonter la faim alors j’en profite pour guérir. L’avantage des masses, on s’y noie ainsi que l’enfant dans un bassin trop profond.

« Ces traîtres de Saccage-soleil ne méritent aucune clémence. N’en laissez aucun s’échapper ! »

Qui suis-je ? Un traître à mon sang peut-être. J’avais appris les trois vertus du père Terran ; mais il n’y avait aucune compassion dans l’acte d’enfermer des elfes de sang qui pour la plupart n’avaient certainement pas conscience des trahisons commises. Pouvais-je cependant en vouloir à nos frères d’être à ce point exaltés ? Leur haine pulsait de trop, mais elle était pure. Ne sachant appréhender les sentiments purs, je préfère les cautionner. Même les adorer.
Que suis-je ? Un mauvais soldat. Les effusions me troublent comme les rais irréguliers d’un filet aqueux, et la violence me répugne. Non pas que je sois un pacifiste convaincu, car je n’ai pour principes que ma foi et la fidélité envers Père, mais elle est épuisante et fait mal à l’âme. Comme je ne sais pas comment exprimer ces blessures, je me contente de les éviter soigneusement.

« Ne t’inquiète de rien. Rauros rayonne et nos relations avec le Concordat argenté ne sauraient être meilleures. Repose-toi, car tu m’es bien utile. »

Qui suis-je ? Un être partagé. J’ai quitté le Concordat car les tensions ne pouvaient s’apaiser, et certainement comme un lâche. Mais la lâcheté ne m’a jamais dérangé, d’autant que Père est satisfait de mon travail. Je devrais d’ailleurs lui parler à présent qu’il me reconnaît comme une personne à part entière. C’est compliqué. Il passe le plus clair de son temps avec un groupe de mercenaires : Rétribution, quel nom étrange. A-t-il quoi que ce soit à se reprocher ? Je me demande s’il aime plus ces brigands rachetés que moi. Je crois que je les déteste, je les jalouse.
Que suis-je ? L’Envie. L’envie d’être comme ces gens simples et francs. L’envie de ne plus me trouver repoussant, même abject. L’envie d’être pareil à Leezan mon voisin. S’il est rarement au domaine, je suis devenu pour Père une sorte de confident. Il a changé de nom, et me conte ses aventures par delà Azeroth. Je lui prête alors une oreille naïve. Ma vie est si commune.

« Un fils... »

Qui suis-je ?
Etheran.

Que suis-je ?

Etheran.

Etheran.
Je suis Etheran.
Je suis moi.

Etheran.

Etheran.

Je suis Etheran.

Je.

Etheran.

Moi.

Qui est-ce ?
Etheran.


« Tu es donc mon fils, Etheran. »

Qui suis-je ? L’enfant de quelqu’un. A défaut d’une mère, j’ai trouvé un père et suis à présent Ancresoleil. Mon identité est gravée dans le marbre, prouvée par ces lettres. Mais se savoir entier et bien ancré dans son monde n’est pas une fin en soi. Je suis encore une poupée sans âme ni reflet, absente de personnalité.
Que suis-je ? J’aimerais trouver une réponse à cette question, mais après un siècle d’existence, elle paraît toujours floue.
« Tu es une marionnette » C’est faux.
J’ai des envies, des craintes. Il y a des choses que j’aime, d’autres qui me déplaisent.
J’aime contempler et ouïr la symphonie des bois. J’aime mon père aussi.
Je n’aime pas être moqué. Je n’aime pas les souffrances. Je n’aime pas Etheran.
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