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 Silence dans la salle

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AuteurMessage
Helios
Mercenaire
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Messages : 584
Date d'inscription : 24/08/2013
Age : 22

MessageSujet: Silence dans la salle   Ven 24 Nov - 0:04

Citation :
Trois coups.

Mon âme est un miroir tacheté de couleurs vives et chatoyantes. Il ne reflète que les ondes pures et splendides. Point de beauté sans splendeur ni d’être sans beauté. Moi ? Je ne suis pas « beau » mais irradie de splendeur – un instrument dissonant.
Je suis une flûte d’airain mal accordée – si elle ne l’était pas, je n’aurais sûrement aucun succès.
Je suis une malle scellée par des souvenirs convergents. Quelques deux siècles de vie et d’errance.
Le monde est une scène, j’en suis le narrateur, le chœur aussi. Monde extérieur à l’action préférée des gens.

Depuis toujours je cherche mon protagoniste celui qui mène à la catharsis – râle du cœur comblé ou troublé. Il n’y a rien derrière, seulement un ciel d’espérances déçues. Tout est signifiant. Tout est symbole. Rien ne me frappe ni dévore – je suis indigeste.

Rien est une chose,
Tout est un rien,
Tout a une fin,
S’il est en prose.

Preuve première du prêcheur prosaïque – je proteste ! Le barde Citerio mérite mieux qu’une rue sans horizon. Des colonnades de pensées lyriques flottant parmi les étoiles qui s’éteignent – Je meurs.
Elizabeth, où êtes-vous ? Lâchez ce couteau, il ne vous sied pas au teint. Tout se décompose et flétrit la rose que j’arrache – d’abord le temps et les gens, puis ses propres idées carnassières. Elle implore, ma belle. Un acteur doit quitter la scène, j’entends un pas lourd sur mon crâne : qu’attend-il ? Il faut le percer.

Roulement de tambour.
Et je vois rouge.
Je retourne à la nature – des gros chiens m’attendent sans enfant. Laissez-moi, je souffre – ou mon orgueil. Milena ? Gamine, viens. Gracie. Où êtes-vous ? Il n’y a qu’un visage au-delà du miroir – un mur qui sonne creux dans ma tête. Les sons n’ont aucun poids, même un hurlement. Même les pleurs d’un nourrisson. Je les cueille.
Il faut déclamer pour comprendre, et vous ne le faites pas. Idiots.
Faites-le maintenant.
Voilà.

Cette montagne est plus ronde qu’un ventre de mère. Cette plaine m’ennuie sans fantaisie – j’y plante des collines, la fend d’un ruisseau morcelé et brillant. Trop d’adjectifs déjà – Vers vrai du révéré voleur. Je dérobe le sens des choses et les transforme. Une pierre s’envole, une corde agite le gouvernail. Des remparts s’effondrent – pensée parasite ! Ils ne me reverront pas de sitôt, ces ingrats.

« C’est l’histoire d’un roi cornu … d’une princesse sans cheveux … un pirate aveugle … un marchand sans histoire. » Ils rencontrent une pierre qui marche en jouant du violon.
JE définis l’absurde – sinon à quoi bon narrer ?
Silence dans la salle.
Gnagnagna : « Encore une monsieur Citerio. »
Mais taisez-vous ! Bourdonnements incessants. Insensés.

Rideau.
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