Rétribution

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 Le verdict

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AuteurMessage
Anarya
Mercenaire
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Messages : 323
Date d'inscription : 14/12/2013
Age : 21

MessageSujet: Le verdict   Dim 10 Déc - 15:35

Elle sortait en claquant la porte de la salle des officiers sans qu'aucun de ceux là n'arrivent la retenir.

« Tous des idiots » pensa t-elle, s'avançant dans le vestibule, atteignant bien vite la porte menant à la cour aménagée par les autres mercenaires. Une ouverture à la volée et déjà l'arcaniste dévalait les escaliers de son pas furieux.
Les regards se tournaient vers elle, certains approchant alors que d'autres préféraient garder leurs distances, sourcils froncés.

« Qu'est-ce que tu as fait ? » questionna Leinart, posant une main sur son épaule alors qu'elle traversait la cour à toute allure. Elle le chassa d'un mouvement, accélérant la cadence pour parvenir sans autre interruption à l'aile arrière du châtelet. Aucun ne la suivit au delà de la pente qu'elle gravit en quelques secondes, à peine. Le corridor lugubre se dessinait face à elle, mais point d'arrêt ici. Foulant le parquet grinçant, elle regagna au fond du couloir le seuil d'une porte dont elle força l'enchantement, dévoilant une petite pièce où ses affaires étaient impeccablement rangées, et prêtes à tout départ.

Deux pas de plus et elle atteignit la table faisant office de bureau. Dans un coin de celui-ci, le bras de tellurium, ou plutôt ses fragments, demeuraient dans un coffret. Plus loin, l'orbe de la flamme intérieure, soigneusement emballée dans un tissu noble, pourpre. Au centre, de quoi rédiger des notes et des volumes aux reliures sombres, anciens, ici, une lampe à huile destinée à l'éclairer pendant ses nuits sans sommeil. Elle se figea là, fulminante, remarquant alors à quel point elle souffrait. Déjà des mercenaires rappliquaient, prudents, à l'autre bout du couloir.

Son sautoir lui brûlait littéralement la poitrine, et même au delà. Elle l'arracha vivement et le lança au sol, la pierre si pure se brisant à son contact. D'un mouvement enragé de son unique bras, la mage envoya tout ce qui se trouvait sur l'écritoire au sol. Le coffre vola, et les fragments de tellurium se multiplièrent. Les livres chutèrent aux côtés de l'orbe qui se brisa en mille éclats, le feu de la lampe se propageant bien vite aux pages jaunies. La couverture du premier tome « Bannir le mal » se consumait déjà.

« Que du vent » hurla-t-elle, tous ses efforts des derniers mois et plus réduits en cendres. Elle remarqua alors sa main, couverte de sang. Aucune plaie. Qu'avait-elle fait ?

Elle n'entendait plus les pas des gaillards qui avaient du être envoyés pour la rattraper. En fait, elle n'entendait plus rien, pas même le craquement du bois qui brûlait tout autour d'elle alors que la pièce prenait pourtant feu. Se tournant vers l'embrasure de la porte brisée, elle fit face au mal, sombre. Un noir  qu'aucune lumière ici ne perçait, auquel aucun être ne survivrait. Plus de corridor, seulement le vide, intense, qui déjà venait l'étreindre de ses tentacules obscurs. L'un d'eux se referma sur sa gorge alors qu'elle tentait de crier. Ses épaules étaient immobilisées alors que de multiples filaments venaient l'entoiler et l'attirer vers la nuit éternelle.

Réveil en sueur, en sursaut. Assise sur un tabouret, elle s'était assoupie la tête sur la reliure du volume offert en même temps que sa demeure par celui qui se faisait appeler Veille-ombres par la plupart des autres. Tout était intact, et la porte de bois close. Derrière, elle percevait les pas de quelques mercenaires, ainsi que des bribes de leur banale conversation. Elle soufflait, rassurée. Ces cauchemars ne lui avaient pas manqué, mais depuis son dernier face à face avec le vide, quelques jours plutôt, ceux-là hantaient ses nuits.

Chaque jour plus faible et esseulée, elle comprit que quelque chose lui manquait. Son regard se posa tour a tour sur le coffret ouvert puis sur l'orbe flamboyant alors qu'elle saisissait de sa main le collier posé sur sa poitrine. Une chose dont elle avait à cet instant cruellement besoin. Elle se leva d'un bond, déterminée, éteignant cette lampe inutile avant d'aller chercher la seule qui pouvant l'aider.

« Ziegler, avez-vous encore la lanterne? »
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