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 Annales de la compagnie, volume XVIII : Livre des Épines

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Arliden
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MessageSujet: Annales de la compagnie, volume XVIII : Livre des Épines   Lun 23 Juil - 17:26


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Arliden
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MessageSujet: Re: Annales de la compagnie, volume XVIII : Livre des Épines   Sam 28 Juil - 15:19

C’est une eau noire qui léchait le sable gris des rives de Sombrivage quand nous avons débarqué, coiffée d’écume pâle que nos bottes dispersaient à mesure que nous mettions pied à terre. Le ressac effaçait déjà nos premières traces, comme s’il s’agissait de couvrir notre venue; pourtant, nous étions déjà venus sur ces rivages, voilà maintenant un an.
Et rien ne semblait changé. Les pins sombres grinçaient dans le vent, tandis que les hautes herbes d’un brun terne qui délimitaient la grève ondulaient plus doucement, dessinant des vagues discrètes. Une chouette filait de temps à autre à travers ciel, dans un silence total; nichée sur les récifs au Nord de notre position, les lumières de Lor’danel lui donnaient l’air d’un joyau échoué.

«J’ai reçu des nouvelles alarmantes, nous a annoncé le Capitaine. La Horde .. bouge. On ne sait pas encore bien comment mais elle bouge. Et il se pourrait qu’il s’agisse des prémices d’un assaut de grande ampleur sur les installations Kaldorei.»

Des murmures parcouraient déjà les rangs. Nous n’étions pas en guerre. On parlait certes de tensions à Silithus, suite à l’apparition de cet étrange minerai, mais cela n’avait pas dégénéré en conflit ouvert.

«Nous ne pouvons pas rester sans rien faire pendant que nos alliés risquent de subir une attaque. Qui plus est… Darnassus est le seul véritable bastion de l’Alliance dans la zone.»

Le nom a chuinté dans le silence moite. Teldrassil perçait l’horizon derrière nous, immuable.

«Ce ne sont pas vos terres. Mais la situation n’en reste pas moins critique si d’aventure l’Alliance devait perdre pied sur Kalimdor. Nous avons déjà perdu Theramore. Il ne faut pas que ça se reproduise. Suis-je clair ?»

Et clair, ça l’était. Si nous étions effectivement bien peu à avoir quelque attachement pour les terres elfiques, nous nous souvenions tous de Theramore. Le Capitaine a donné ses ordres, nommé la chaîne de commandement en son absence; notre tâche était d’assister l’évacuation des civils vers Darnassus. Tout ne prenait alors pas encore sens. Tout n’était encore que rumeurs, et rumeurs lointaines. J’ai passé de longues années dans ces forêts. Et la rumeur suffisait à m’inquiéter.

Nous avons extirpé nos bottes du sable détrempé pour nous mettre en marche.

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Arliden
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MessageSujet: Re: Annales de la compagnie, volume XVIII : Livre des Épines   Ven 7 Sep - 14:15

Nous sommes arrivés dans la ville même de Lor’danel alors que tout le monde était en plein branle-bas de combat. De toute part, les regards des kaldorei luisaient dans les ombres qui creusaient d’inquiétude les visages, et la quiétude que l’on trouvait usuellement au coeur des forêts elfiques semblait s’être évaporée comme neige au soleil.
Des Sentinelles filaient en tout sens autour de nous, affairées, en contrepoint du seul point d’immobilité et de calme de la ville, le puits de lune, où une poignée de prêtresses agenouillées priaient la Déesse. L’eau sacrée les éclaboussait d’une lumière argentée qui leur donnait des airs de statues.
Toutes les guerrières elfes passaient cependant par une de leurs supérieures, qui leur distribuait des ordres. A notre approche, son regard perçant s’est tourné vers nous. Elle s’appelait Leean Vivebrise, et vive elle l’était, quand elle nous affirma que si les barbares de la Horde essayait de poser le pied dans leur forêt les Sentinelles leur infligeraient le courroux d’Elune. Pour autant, elle demeurait stratège, et employa aussitôt notre troupe à la reconnaissance des environs.

La menace de la Horde avait beau être encore lointaine, ils possédaient tout de même quelques campements essaimés dans la région. L’un d’eux, en particulier, posait problème aux Sentinelles. On le trouvait au Nord de la ville, niché le long de la route dans les ruines effondrées d’anciennes structures kaldorei, et si la guerre se profilait, il serait au mieux une gêne, et dans le pire des cas une faille importante dans les défenses.
Nous nous sommes donc séparés en deux groupes. Le plus important devait rester sur place et installer le camp tandis que la plus petite escouade se chargeait de la reconnaissance.
Une fois n’est pas coutume, c’est Chantesang qui s’est lancée en éclaireur. Seul le vent agitait la forêt, et, dans le lointain, on entendait gronder l’orage, comme un présage de mauvais augure. Nous sommes bien vite parvenus aux ruines d’une tour de construction humaine, qui surplombait la route; Chantesang nous revint pour annoncer la présence d’une troupe orque, en route vers le Nord, accompagnée de deux kaldorei prisonniers. Nous les avons contourné à travers bois, jusqu’à une butte, mais notre manoeuvre a vite été éventée et nous avons dû les affronter. Quelques blessés, ce soir-là, pour peupler notre infirmerie de toile. Grâce à Osgurd, l’une des deux elfes a également pu être rapatriée. Nous pensons l’autre morte, à l’heure qu’il est. C’était une tactique discutable, mais nous ne pouvions faire plus, à une telle proximité de leur camp.

Nous sommes revenus bien vite à Lor’danel avec la rescapée. Nous l’avons confiée à son peuple, et, ne pouvant pas trouver Vivebrise, nous sommes résolus à attendre le lendemain pour faire notre rapport sur la situation.

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