Rétribution

Guilde RP sur Kirin Tor - World of Warcraft
 
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 Rumeurs de la compagnie

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Logan Grant
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 13 Oct - 16:27

De longues heures passées à observer les flammes dévorer le bûcher d'Aile Belreven.

C'est ainsi que Logan avait passé la majorité de sa nuit. Debout sur la berge, aux côtés de Callix. Le sergent avait évidemment été tout autant secoué que la plupart des mercenaires, mais il avait essayé de faire au mieux devant ces derniers, de faire honneur à ceux qui étaient tombés la nuit dernière et aux personnes qui avaient placé leurs espoirs en lui. Au matin et même s'il n'aura pas participé aux entraînements matinaux quotidien, on aura pu le voir passer parmi les mercenaires pour discuter avec eux, tentant de leur apporter quelques mots de réconfort. Il aura d'ailleurs laissé entendre à qui voulait bien l'écouter qu'il était disposé à discuter avec tout mercenaire qui en ferait la demande, quelle que soit la raison.

En début d'après-midi, Logan sera finalement retourné dans la chambre des sergents afin de régler les différentes paperasses liées aux testaments et lettres laissées par les deux morts de la veille, ne ressortant que bien plus tard. L'air fatigué mais un maigre sourire sur les lèvres.

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La nouvelle aura eu l'effet d'une gifle sur Ylanah. Entre la mort de Marvin et le bannissement de son amie, à priori responsable du décès de ce dernier… Quelques chose s'était définitivement brisé chez la prêtresse. Seule la visite d'Apollon l'aura sortie de son apparente léthargie. La borgne sera ainsi aller veiller Colin une bonne partie de la nuit, ne fermant pas l'oeil.

Ça ne l'aura malheureusement pas empêchée au matin de craquer. Peu après avoir quitté le chevet de la jeune prêtresse qu'elle avait pris sous son aile, du bruit aura pu être entendu du côté de l'infirmerie. Quelques flacons auront ainsi trouvé leur place sur le sol plutôt que les étagères, échappés des mains tremblantes d'une Ylanah dans un état déplorable. Sans doute conseillée voir forcée par les autres soigneurs, elle sera alors allée se coucher dans sa tente, s'aidant pour trouver le sommeil des concoctions laissées par Emerline.

Nul doute que la blonde était dans un état précaire, et qu'il lui faudrait du temps pour se remettre… Si tant est que cela était seulement possible.

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Colin d'Amara
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 13 Oct - 16:50

Qui cherchait Colin n’y passait que peu de temps ; la prêtresse, après avoir passé une nuit dans l’infirmerie, avait repris comme à son habitude ses tâches quotidiennes. Une mécanique bien huilée à laquelle elle s’appliquait toute entière, lui abandonnant toute son énergie de l’aube au crépuscule.
On la jugeait plus sage, plus serviable encore que les jours précédents ; un service lui paraissait un ordre et, sans mot dire, elle s’exécutait. D’entre ses lèvres on n’entendait plus qu’un seul mot, redondant, à peine audible de sa voix enrouée.
« D’accord. »
Mais le plus terrible était peut-être ce regard gris, vitreux, aveugle à toute autre chose qu’à certains objets. En les apercevant, parfois, la prêtresse semblait revenir à peu près à elle-même ; ses gestes s’interrompaient et elle se redressait, lentement, tandis que ses yeux retrouvaient l’espace de quelques secondes une étincelle de vie… qui lui brouillait la vue, nouait sa gorge et secouait son corps exsangue de soubresauts.
Un murmure, alors, lui échappait…
« Marvin… ».
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Sienna McKellen
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 13 Oct - 17:23

Elle ne s'était pas exprimée. Quand bien même elle l'aurait fait, ses paroles n'auraient eu que peu de poids. Après tout, Marvin demeurait un inconnu, comme beaucoup de disparus qu'elle a vu passer. Mais elle compatissait, offrant un soutient a ceux qui en avaient besoin, tant à l'infirmerie qu'ailleurs dans tout le campement, offrant une épaule bienveillante sur laquelle se morfondre et libérer sa peine.


Elle demeurait de marbre, cependant. Une expression froide, distante, s'affichant sur son visage, sans donner à celui ci le moindre espoir d'y laisser traverser un sourire, même fugace. Aussi, lorsqu'il n'y eu plus besoin d'elle, la prêtresse se refugia dans sa tente, pour y écrire. Des heures durant.

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Silke McClellan
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 13 Oct - 17:36

Silke, toujours à l'infirmerie après ses blessures de la mission précédente, n'aura finalement que peu réagit à l'annonce des décès. Elle tirait la gueule pour le lieutenant bien sûr, car elle savait que cela annonçait des temps difficiles, mais c'est surtout la présence du chaman noir qui semblait avoir troublé cette dernière.

La mande-tonnerre Marteaux-Hardis aura pu ainsi être vue avec ses totems et ses fétiches, à méditer et tenter de communiquer avec les éléments sans doutes, en quête de réponses.
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Eldared/Leinart
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 13 Oct - 19:53

Ce soir-là, on aurait pu croire que le plus acharné des bûcherons de Drustvar était à l'oeuvre. A quelques pas de la limite du village, Leinart était seul, affligé, enragé, frappant encore et encore un gros arbre avec une lourde hache empruntée non loin. Il frappait, hurlant par moments, de rage, tandis que son visage tordu par la douleur et le chagrin s'humectait des chaudes larmes.

En patrouille autour du village au moment où le groupe était revenu, il avait cherché du regard l'éclat familier de la lame de Lumière, et plus encore la tête de son compagnon d'armes. Il n'avait trouvé que désolation dans chacun des regards qui s'étaient levés vers lui, la confusion et la colère. Autant d'émotions qui jaillirent tel un volcan en lui au moment où il réalisa, que le Lieutenant n'allait pas revenir. Ravalant avec le plus grand mal la haine ardente qui l'envahissait, il aida à porter les blessés, entendit tout ce qu'il y avait à entendre, et prit le chemin de la forêt toute proche, attrapant une hache de bûcheron qui traînait là.

A mesure que les éclats de bois volaient autour de lui, que ses bras frappaient sans relâche avec une force colossale, il revoyait tout ce qui l'avait conduit ici, toute sa colère déchaînée contre un pauvre arbre innocent. De l'archipel de Tamariv, en passant par les confins de l'abîme, jusqu'au Comté de l'Orage et même Kul Tiras, le maître d'armes avait toujours pu compter sur le porteur de Providence. Le temps n'avait plus aucune prise, coup après coup, entaille après entaille, Leinart pouvait entendre chacun battement de son coeur, revivre chaque scène avec clarté, et peut-être même parler une dernière fois avec son camarade, imaginant ce qu'il lui aurait dit, une main sur l'épaule.

Un peu avant l'aube, alors qu'il s'écroulait enfin de fatigue, le pauvre arbre n'était plus rien d'autre qu'une souche fraîche et dévastée. Augustus planta la hache à l'intérieur et tomba à genoux, murmurant :

«Tu n'es pas encore tombé vieux frère, et je te jure, je t’emmènerai voir Olivia.»

Revenu au village, on lui fit part des dernières volontés écrites par le Lieutenant et Brynt, avant qu'il ne rejoigne sa tente avec Silence, dont il apprécia le trait éponyme, avant de s'endormir.
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Godefroy/Balthazar
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 13 Oct - 21:21

La corruption de Marvin, maintenant confirmée, n'avait fait que soulever plus de questions qu'elle n'en résolvait et ses craintes vis à vis de Providence étaient réelles, fondées. Le départ d'Anarya n'allait en rien aider à progresser dans cette enquête qui durait maintenant depuis quelques temps mais cette dernière devra continuer avec ou sans sa comparse, du moins pour l'instant.

S'il se montrait silencieux pour la majorité des mercenaires, l'arcaniste changeait pourtant d'attitude en compagnie de certains, offrant quelques mots ou encore de quoi réchauffer les coeurs, le silence volontaire dont il faisait preuve n'était visiblement là que par respect de l'étiquette. Cette même étiquette à laquelle il apporte une attention toute particulière.

Regagnant finalement la chaleur de l'auberge et la douceur d'un alcool quelconque en fin d'après-midi, le mage aura passé quelques longues minutes, si ce n'est une bonne heure, à feuilleter un livre, levant la tête à chaque fois que l'on passait à côté de lui, cherchant indéniablement à chasser les regards indiscrets.
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Kazran
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Lun 15 Oct - 11:46

Le sergent Dupe-Cendre avait radicalement changé d'attitude depuis la mort du respecté Lieutenant Shelton, ou plutôt, ses traits d'humeur s'étaient accentués. Bien plus râleur, irrité, s'énervant pour absolument tout et rien, éclatant régulièrement dans quelques excès de violence à l'égard du matériel ou des mercenaires à portée de main. Il passe désormais le plus gros de son temps à boire - plus qu'à l'accoutumé - tout en baragouinant dans sa barbe, allant de la taverne jusqu'aux abords du village, ou s'enracinant - selon un instinct propre à son clan - devant n'importe quel brasier à portée de vue, forge, feu de camp, brasero, etc...

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Le jeune Stroganov, le rejeton de l'illustre Vladimir, l'un des fondateurs de la compagnie, peinait toujours à se mêler au reste des mercenaires. Ne se permettant que de rares soirées en la compagnie des plus faciles à aborder. Il s'efforçait de partager leur deuil, car, bien qu'il n'avait pas bien connu Aile, ou encore Marvin, il savait ce que ça faisait de perdre un frère d'arme.
En dehors des entrainements qui lui prenaient une bonne partie de son temps - tant les siens que ceux qu'il préparait pour Gordon, et les volontaires s'il y en avait - , il pouvait être vu pensif aux abords du camp. Répétant inlassablement les mêmes rondes autour du village, accompagné de Momo' les trois quart du temps, et parfois, lorsque les planètes s'alignaient, d'un oiseau de proie perché sur son épaule ou sur son avant-bras. Partageant tant avec l'un qu'avec l'autre ses ressentis, et sa flasque remplie d'un alcool bien de chez lui.

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"Marvin Shelton. Il faut croire que le destin a choisi de nous opposer. Qu'il en soit ainsi.
Je vous estimais de votre "vivant", un homme honorables certes mais qui ne laissaient pas les dogmes et les préceptes guider aveuglément sa conduite. Un combattant acceptable, qui ne manquait guère de courage. Ou était-ce de la témérité, ou pire, de la folie? Quoiqu'il en soit, vous n'êtes plus que le pantin d'une puissance que vous ne comprendrez jamais. Nous ne sommes au final pas si différents, j'ai vécu des événements similaires par le passé. La nuance est que vous devez mourir pour préserver ce monde que vous chérissiez tant, et la lame de cet incompétent de Sha'Kar sera la clé de votre fin. La fin de cette prophétie absurde. Ou notre fin à tous."
Le chevalier de la mort relevait son regard sur le campement, perché sur son rocher, une plume maintenue entre ses doigts gantés de cuir et un livre à la couverture verte, écaillée, sur sa cuisse armurée. Les deux armes qui le définissent désormais à portée de main, couchée à ses cotés.
Les passants pouvaient alors également noter la présence de plusieurs parchemins, de livres semblables à celui que le champion de la mort détenait entre ses mains, ou encore des courriers scellés liés par des ficelles, portant le sceau de la Lame d'Ebène.
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Sienna McKellen
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Lun 15 Oct - 16:38

Il y a de ces plans dans l'univers qui jamais ne dorment. Et à l'heure ou quelques rares âmes demeuraient eveillées aux abords d'un bûcher sans chair à disperser, le vent portait de toutes autres poussières. C'est par un frisson parcourant l'échine de certains, froid comme le vent, dur comme l'hiver, que le chagrin silencieux s'était manifesté. Et pour les plus alertes, bien qu'il n'y en ai certainement pas eu, un discours retenti dans les gémissements du vent :

"Où est ton corps, où repose ton âme par delà ces flammes qui ne portent rien d'autre que la peine de toute une fratrie d'hommes et de femmes qui te portent tant en estime? As tu seulement été égaré de ta route, au moment propice ou celle-ci te libérerai enfin de ta peine? Je ne suis jamais partie. Une part de moi ne t'as jamais quitté, alors que là où je repose, le vent me guidait vers d'autres horizons: la liberté que nous avions toujours chéri.
Toi, qui a grandi plus que jamais en une année que tu ne l'avais fait auparavant, toi l'homme qui derrière son optimisme implacable cachait la détresse d'un orphelin, ta détresse, la notre.
Aujourd'hui les voilà a leur tour privés de leur père, me voilà à attendre mon frère, encore.
Puisse la Lumière, celle que tu portais à la fois en fardeau comme en trophée, symbole de ta réussite et de ta chute, te repêcher depuis les abîmes qui t'ont englouti.
Tu en es sorti, une première fois, alors que j'y sombrais déjà, jusqu'à ce que vienne l'irréparable déchirure qui m'aura libérée de tout ces maux. Tu en ressortira, et tout deux, goûterons à nouveau a cette liberté qui n'a plus aucune limite.
Ne sombre pas, car au delà de cette enveloppe si simple, se cache un héro, en qui je n'ai jamais cessé de croire, même au delà de la mort."

Le chagrin ne se portait plus seulement sur le corps meurtri des incarnés. Dans un dernier souffle glacial fouettant les feuillages de la sombre forêt de Drustvar, l'âme alors apaisée d'Olivia, soufflait une tempête pour faire front aux abîmes.

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Lorrhagan
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Mar 16 Oct - 19:34

Hélios et Lorrhagan auront passé une bonne soirée, discutant, fumant, jouant de la flûte entre autres exercices nocturnes qui les auront finalement exténués, au soulagement des habitants des tentes voisines. Quelques heures plus tard pourtant, la recrue aux cheveux blond-gilnéen sera ressorti de son antre, à moitié habillé, les restes couverts par sa fabuleuse cape jaune. L'homme, s'étant réveillé pour profiter du lever du soleil en s'offrant un nouveau plaisir à la fumée enivrante. Peut-être aura t-il finalement remarqué l'homme du Sud, Khâttal, mourant de froid à même le sol, entre deux tentes, à couvert du vent. Si c'était le cas, il y sera cette fois-ci allé plus franchement, le réveillant et l'accompagnant jusqu'à sa tente, le laissant y dormir sans venir le déranger.
Sa nuit, bien que courte, ne semblera pas l'avoir affaibli. Aussi bavard que la veille, il se sera montré assez volontaire lors des entraînements, laissant même l'occasion à Callix de le mettre au tapis sans manifester une quelconque amertume, l'invitant même à le rejoindre plus tard, pour discuter.
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Kazran
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Mer 17 Oct - 22:21

C’est dans les profondeurs insondables du Royaume des Ombres que le champion du Roi-Liche répondant au titre de Baron s’avance, un pas après l’autre, la démarche lourde. Arrachant des volutes noires aux textures qu’il foule du pied, comme si ce monde était voué à disparaître, vulgaire strate caricaturée et difforme de la réalité, version macabre et inachevée, où errent les âmes de millions d’égarés. Tous condamnés pour l’éternité. Il les rejoindrait bientôt.
Ici, dans ce royaume où ne règne que la mort, la lumière n’est qu’une fable, un mythe, ou un lointain souvenir. Paysages dévastés teintés de gris, qui s’étendent sur d’infinis distances où tout se ressemble. Les mêmes rochers, les mêmes fumerolles d’énergie obscure qui flottent au gré d’une brise sépulcrale, les mêmes âmes errantes.
Durant son pélerinage, nombre d’entre elles auront croisé la route du chevalier, percutant parfois son armure damnée, tourbillonnant autour de l’être sans vie, ou l’accompagnant sur des lieues avant de disparaître dans l’oubli.

«Tiens, tiens... Désastre s’est choisie un nouveau maître...»

Une forme macabre se forma aux cotés de Baron, flottant à hauteur d’homme. Constituée d’un squelette de fumée, auréolée d’un épais brouillard instable. Mais sa carcasse était incomplète, ne comptant que la partie supérieure du corps.

«Mérites-tu seulement son attention, chevalier de la mort?»

Le spectre virevoltait autour du non-mort, moqueur. Jusqu’à ce que ce dernier perde le peu de patience dont il peut faire preuve, fauchant l’air d’un ample coup afin de chasser l’ombre qui le tourmente, étouffant un grondement à l’intérieur de son heaume tandis que Désastre déchirait l’air en laissant dans son sillage une déchirure violacée crépitante dans la réalité. Le spectre s’éloigna à reculons, intouché, preste dans son esquive, tandis que le sillon laissé par l’épée du chaos commençait à se refermer sous ses orbites creuses.

«Nous le découvrirons bien assez tôt.»

Le spectre disparu sur ces morts, s’évaporant au milieu des plaines désolées du plan de la mort. Baron repris aussitôt sa route, jusque de l’autre coté...

Le retour au monde physique était toujours quelque chose d’agréable, de rassurant, même pour un chevalier de la mort tel que Baron. Ce dernier profita de quelques secondes de calme après avoir passer la seconde moitié du portail de la mort, contemplant le majestueux Fort d’Ebène. Il se tenait proche des balcons d’envol où de nombreuses «nouvelles recrues» se préparaient à monter quelques griffons squelettiques, tandis que certains des plus éminents de l’ordre pouvaient assurer leur domination sur les cieux à dos de wyrm de glace.
Une bourrade violente bien qu’amicale lui choqua l’épaule, l’arrachant à ses songes.
«Mais qui voilà. Nous te pensions définitivement mort, camarade. Est-ce les mortels que tu chéris tant qui accaparent tant de ton précieux temps?»
L’individu en question n’était autre qu’un frère de la Lame d’Ebène, Valentin Perce-Coeur. Un sobriquet pour le moins douteux, fruit d’un goût prononcé pour l’humour et le romantisme, un goût nait uniquement après sa non-mort. De son vivant, il n était un vulgaire reître, il ne devait sa place ici qu’à un contrat trop juteux pour être vrai. Un tromperie du fléau, à son apogée.
«Surveille tes mots, Perce-Coeur.  N’oublie pas qui tu as en face de toi.»
La voix de Baron ne laissait aucun doute, animée par une rage difficilement contenue. Une émotion qui ne tarda guère à se refléter le long des fissures qui parcourent Désastre, débordantes d’une énergie malsaine, l’épée maintenue dans son poing tremblant.
«Je ne l’oublie pas, Baron. Baron comment déjà?» Au ton employé, on pouvait aisément deviner un sourire moqueur à l’ombre du heaume du Sire Valentin.
La lueur spectrale qui s’échappe des orbites du non-mort redoubla alors d’intensité, marquant ici le seuil à ne guère franchir. Un seuil que Perce-Coeur ne viola guère, se ravisant dans ses provocations.
«Où est le généralissime?» Questionna Baron, d’une voix tranchante. Son vis-à-vis désigna le ciel de l’index, avant de s’éloigner.
«Là où est sa place. Et, en toute amitié Baron, cesse de tant cotoyer tes petits mortels. Ils t’amèneront à ta perte.» Le frère d’ébène disparu du champ de vision de Baron, après quelques secondes. Ce dernier reprenant la route pour prendre la rune de téléportation pour gagner les appartements du Généralissime.


Plusieurs heures plus tard, le Limier du Capitaine Aldwyn marchait le long du cercle extérieur des quartiers des forges d’Achérus, s’approchant d’un poliorcète d’ores et déjà affairé à retoucher des coques de grenade à la saronite. Les poliorcètes du fléau étaient d’éminents ingénieurs voués à construire les nouvelles armes du fléau, les engins de siège, ainsi que les pièges. Aujourd’hui, ils servent pour la plupart la Lame d’Ebène, faisant office de forgerons.
«Qu’est-ce qui vous amène, mon seigneur ?» Le mort-vivant n’était plus qu’une carcasse squelettique, revêtant une tenue de travail principalement composée de cuir, humain comme animal. Sa voix n’avait rien de chaleureuse, bien plus proche d’un murmure épuisé.
En guise de réponse, Baron lui plaqua contre le torse un parchemin enroulé et scellé.
«Tu vas me construire ceci.»
Le serviteur se dépêcha d’ouvrir le courrier, le parcourant du regard.
«Mais.. Seuls les seigneurs peuv-..»
«Tu as trois jours. Ordre du généralissime Mograine. Mets toi au travail.»
«Oui, messire. Les forges vont travailler jour et nuit.»
A ces mots, le poliorcète ajusta ses lunettes avant de frapper dans ses mains pour attirer l’attention de ses assistants en arrière-plan.
«Au boulot les gars ! On a une armure à fabriquer !»


Trois jours passèrent, où les forges maudites d’Achérus tonnèrent sans relâche. Les non-morts étaient infatigables, une main d’oeuvre inépuisable, le projet en était sur ses derniers ajustements. Baron avait profiter de ces derniers jours pour rafistoler son corps meurtri, une fois de plus, mais surtout, pour lier ce qu’il reste de son âme à Désastre, avant de la runeforger. Un processus long et complexe, qui l’unit à cette arme, faisant d’elle une partie intégrante de lui-même. Libératrice fût confiée à la Lame ébène, conservée dans quelques coffrets enfouis dans les profondeurs de la nécropole.
Ce séjour tirait en longueur, mais l’heure était enfin venue.
«Votre armure est prête, mon seigneur.»
Le poliorcète disait vrai. Les pièces étaient étendues sur une grande table inclinée, moulées dans le sang du Dieu de la Mort, formant une armure proche de celles portées par les anciens hauts-seigneurs du fléau. Des cristaux bleutés ornant ça et là les décorations gothiques qui la parcourent. Les serviteurs morts-vivants s’emparèrent des différentes pièces, après avoir démanteler l’ancienne armure du chevalier de la mort afin de le recouvrir de sa nouvelle prison. Et, à l’instant où il empoigna de nouveau Désastre, l’épée du malheur, runeforgée, les cristaux et émanations qui étaient d’un bleu glacial lors de la conception de l’armure changèrent brusquement au profit de flammes violacées.

«Marvin Shelton... Je viens vous chercher. Votre prophétie... S’arrête ici.»
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Gauvin Rondeau
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Ven 19 Oct - 23:50

Le changement des bandages suintants de pu et de sueur sur tout le corps. Matin, midi et soir. Lutter contre la douleur, et les démangeaisons, ces maudits prurits qui hantent à chaque heures. Le froid des hauteurs de Drustvar venant mordre la peau sans nul épiderme, et éviter que la vermine s'y installe.
Tout ceci était le quotidien désormais de Rondeau.
Les blessures morales, de second plan, étaient pour certaines encore présente. Il lui fallait être seul, à certains moments, lui et ses cahiers et livres, sans parler du Luth comme dans son jardin secret. Il ne refusait pas la discute ou autre, mais se contentait du plus bref pour ne pas dire du nécessaire.
Il faudra du temps à Chapel pour faire son deuil. Car bien que solide comme une porte de donjon, il n'en restait pas moins un homme. Un jeune homme.
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Aeryin Aubelame
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Hier à 2:01

Sergent Aeryin Aubelame.

Le froid de la Ferté-d'Arom lui gerçait les lèvres. Il lui était moins facile de se promener en moitié d'armure après ses nuits agitées, pourtant elle n'en perdait pas l'habitude. Ses pas traçaient un chemin n'allant pas bien loin devant la tour de la Rétribution, c'était suffisant pour "se dégourdir les jambes".

Sergent Aubelame.

La nomination l'avait étonnée, et en même pas tant que ça. Il était certain qu'il y avait un certain poids derrière sa personne. Plus de cent ans d'expérience, Paladin de première génération, vétéran des grandes guerres.. Le choix n'était pas particulièrement surprenant après tout. Quand était là dernière fois qu'elle était montée en grade ? Laissant son souffle former de petits nuages, elle grimace. Les souvenirs de guerre ne sont jamais glorieux. Le froid mordant et acide de la mort, les craquements de la terre, la peur et le doute exacerbés, un autre monde, l'invasion destructrice. Un enchaînement, une fuite, vraiment. Ca ne fait pas si longtemps que ça que Lune d'Argent est perdue, en comparaison.

Sergent Radiance.

Son nom gagne en amertume et toujours, elle s'efforce à garder vivant le souvenir de ceux qui le portaient alors, ou le portent toujours. C'est le sien, après tout, et elle l'a toujours trouvé si charmant.
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Kazran
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Hier à 13:29

Le jeune Edvard s'était assoupi contre le flanc de son molosse, lui-même dormant dans le hall de la tour. Cela a également eu pour effet qu'ils se sont levés bien avant l'aurore. Le mercenaire s'était alors assis à une des tables du hall, allumant une bougie avant de se pencher sur la rédaction du rapport concernant l'expédition de la veille. Courbaturé, et l'esprit confus, il rédigea son dû, ligne après ligne, jusqu'à apposer sa signature. Après quoi il sorti de la tour, accompagné de Momo', afin de faire un tour en ville. Disparaissant dans la nuit, jusqu'à ce que le clairon sonne l'heure de l'entrainement matinal, les deux compères rejoignant la ligne avec un sensible retard, et surtout, ils ne venaient guère du bâtiment occupé par les mercenaires.

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Le chevalier de la mort était réapparu. Comment, et quand étaient-ils revenus était un mystère, mais une chose est sûre, il était là. Posté dans le dos de la tour occupée par les mercenaires, tourné vers l'horizon lointain durant des heures interminables. Revêtant une nouvelle armure, suintante d'une puissance obscure incommensurable, Désastre lovée contre son épaule, comme Libératrice avant elle. Baron semblait avoir changer, peut-être était-ce simplement dû à sa nouvelle apparence autrement plus agressive. Mais qu'en était-il de son être intérieur?
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Jacek
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Hier à 14:29

Si quelqu'un cherchait Thomas Hanssen aujourd'hui, personne ne savait où le mercenaire était allé se cacher. La peur d'une punition ou d' autre choses semblait avoir poussé l'homme aux surins à se planquer en cette froide journée.

Néanmoins, un curieux remarquerai que toutes les affaires de Thomas avaient disparu en même temps que lui, sauf bien sûr la lourde arbalète de Marvin.
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Alieg
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Hier à 14:49

Alieg avait fini par se poster en haut d'un rocher de la ville, en tailleur comme à son habitude. Immobile comme insensible au froid, même si ses lèvres prenaient une teinte légèrement bleue dont elle ne semblait pas se soucier.  Elle y passera sa journée ou presque, cherchant dans l'immensité du ciel ouvert et devant le paysage du contrebas à nourrir son besoin d'espace et de liberté.
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Eldared/Leinart
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Hier à 16:29

Leinart était d'un calme surprenant ce matin. Il avait troqué son entraînement matinal pour une séance de méditation, près de la statue du seigneur Arom Malvoie. Assis en tailleur, une bise glaciale lui courait le long de l'échine avant de dévaler les pentes vers l'océan à l'horizon. Il repensait à sa conversation de la veille, et tentait de démêler le tourbillon de sentiments qui l'avaient envahi depuis quelques jours. Jiang posée à côté de lui, le maître d'armes prenait de très longue respirations, puis quand le soleil vint enfin lui caresser le visage il se releva et si dirigea vers la forge repérée la veille. Un imposant bonhomme de Drustvar était déjà au travail, activé avec ses soufflets pour produire de la mitraille d'argent utile pour la garde des Malvoie.

Plutôt hostile au premier regard, l'apprenti du vieux forgeron sympathisa assez vite à l'aide d'histoire et d'anecdotes venues du continent et un échange entre initiés du marteau et de la meule s'engagea bien vite. Une poignée de main plus tard et Leinart avait troqué son armure lourde pour un tablier en cuir robuste et un marteau de forge. Le tanaride de la compagnie avait réussi on ne sait trop comment à se procurer de quoi forger une lame digne de ce nom et c'est avec un entrain renouvelé qu'Augustus passa la journée dans une chaleur étouffante mais familière. L'après-midi était déjà bien engagée quand il troqua son marteau pour des outils de ciselage et des pinces. Habile artisan, il plia l'acier, et enchâssa un unique rubis dans la garde de la nouvelle épée avant de la renforcer avec un bon cuir lui aussi trouvé par Khâttal. Il acheva son oeuvre en assemblant les deux parties de l'arme et termina sa journée en peaufinant l'arme, éliminant les restes d'impureté du métal, aiguisant la lame et polissant le pommeau.

Une fois le soleil couché, Leinart eu vent de la disparition de Thomas quand il retourna au baraquement de la compagnie avec une lame dans un fourreau basique dont la garde ciselée rehaussait largement la pauvre enveloppe de cuir. Un frisson parcourut de nouveau son échine, malgré la chaleur de l'âtre. Il remit l'arme à son nouveau propriétaire qui lui paya avec quelques pièces d'or avant d'aller se reposer. S'il avait réussi à faire la paix avec sa conscience pendant quelques heures, elle fut de courte durée car cette nuit-là, Leinart ne trouva pas le sommeil.
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Rumeurs de la compagnie
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