Rétribution

Guilde RP sur Kirin Tor - World of Warcraft
 
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 Rumeurs de la compagnie

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Kazran
Sergent
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Jeu 1 Nov - 12:42

Contemplation macabre :

Le chevalier avait quitté son surplomb, depuis sa dernière expédition. Au loin, il avait contemplé les jeunes se faire pendre, l'un après l'autre, observant avec une fascination morbide leurs derniers tremblements, les derniers spasmes, jusqu'à capter même l'essence de leur dernier soupir lorsqu'ils passèrent de l'autre coté. C'est de longues heures qui passèrent, où son regard restait braqué sur les dépouilles que seul le vent agiter, pour finalement tourner les talons sans prévenir, sans donner le moindre indice de ce changement de comportement, et s'éloigner de la Ferté d'Arom. Quiconque aura essayer de le suivre, l'aura tout simplement perdu de vue. Sa trace disparaissant soudainement dans la neige, comme s'il s'était volatilisé.


Le jour des morts :

Son pas foulait de nouveau la terre ferme, s’enfonçant dans la terre boueuse et les feuilles mortes. L’automne avait frappé, et à en juger par le vent glacial qui couchait les herbes et agitaient les feuillages aux alentours, l’hiver n’était plus très loin. La faille dans la réalité, vibrante d’une sombre énergie, semblable à une porte donnant sur l’outremonde se refermait derrière le chevalier. Des majestueuses montagnes immaculées de la Ferté d’Arom, au cadre macabre d’un cimetière isolé au milieu d’une forêt dense, précédé d’un unique sentier se perdant entre les pins, l’ensemble baignant dans la brume sépulcrale si caractéristique de ce genre d’endroit. Baron avait voyagé loin, traversant les terres désolées d’un royaume où les mortels n’avaient pas leur place. La lune surveillait timidement le champion de la mort, cachée derrière d’épais nuages poussés par les vents. Lui, revêtu de son armure de seigneur du fléau, tâchetée de lueurs froides et violacées, qui laissaient une brève réminiscence fantomatique dans son sillage. Il s’avança au milieu des tombes, peu nombreuses. il y en avait une dizaine tout au plus, éparpillées sans réels ordonnancement, et enfermées derrière une barrière rouillée, hérissées de pointes et les barreaux bouffés par le lierre.
Quelques pas suffirent au chevalier pour se présenter face à deux tombes pour le moins proches l’une de l’autre, les pierres étaient en marbre, la première était admirablement bien décorée, tandis que la seconde était frappée d’une sobriété morbide. Il contempla alors de ses orbites creuses les deux pierres, chassant le lierre parasite qui s’y est accroché au fil des ans de son gantelet. Dévoilant ainsi les inscriptions partiellements effacées, fruit d’un saccage, d’une profanation ciblée, visant à dissimuler l’identité de ceux qui reposent sous la terre. La première tombe laisse néanmoins savoir qu’une femme nommée Jasna, épouse attentionnée et mère aimante, est décédée durant l’automne de l’an 20. La seconde sépulture est autrement plus saccagée, la pierre balafrée sur toute sa surface ne laisse que peu d’indice sur l’identité du supposé mari.
C’est avec fracas que le porteur de Désastre enfonce la lame susnommée dans le sol, un grondement inhumain filtrant par le ventail de son heaume. De longues secondes, il se figea, droit face à la pierre de l’épouse, son regard braqué sur les inscriptions , jusqu’à ce que la pâle lumière de la Mère Lune ne caresse la surface du marbre. Il releva les yeux, et c’est alors qu’il vit une silhouette éthérée, celle d’une femme dans la fleur de l’âge, vêtue d’une longue robe evanescente. Celle-ci croisa alors le regard du chevalier, un sourire éblouissant aux lèvres, ce sourire que l’on ne réserve qu’à  la joie que procure l’être cher retrouvé après une longue séparation.
«Mon aimé, enfin vous me revenez. Comme vous me l’aviez promis.»
Puis elle se rapprocha, écartant les bras pour enlacer le chevalier qui restait parfaitement immobile, encagé dans son armure, la flamme impie régnant dans ses orbites gagnant cependant en intensité.
«Qu’est-ce qui vous a retenu si longtemps? Enfin peu importe. Je suis si heureuse que vous soyez là. Les enfants vont bondir de joie quand ils apprendront la nouvelle de votre retour. Il nous faudra organiser un banquet pour fêter ça !»
L’étreinte s’éternisa, le temps semblant cesser de s’écouler, il pouvait sentir sa présence et sa chaleur contre lui, le souffle du spectre flatter son cou, mais le temps finit par reprendre son cours. Celle qui autrefois était l’épouse d’un noble seigneur s’écarta alors, sans perdre de son sourire, ses yeux brillants d’un bonheur palpable, jusqu’à l’apparition d’une ombre puis d’un frisson qui parcoura tout son être. Ses yeux s’écarquillèrent soudainement, son sourire se transformant en un rictus douloureux. Ses fines mains s’agrippèrent aux bras du chevalier qui pouvait ressentir leur contact, même par-delà le métal impie, ce qui ne manqua pas de le faire ciller.
Elle entrouvra les lèvres, essayant de parler, mais aucun son ne filtrait de ses lèvres tremblantes, tandis que son visage perdait toute couleur, se figeant dans une grimace hideuse témoignant bien plus de sa souffrance que de la douleur qui tenaillait ses tripes lorsqu’une lame d’autrefois lui transperça le ventre. Il porta la main au visage de son aimée, un geste affectueux qu’il pensait avoir oublier, vestige d’une vie qu’il chercha pendant si longtemps à oublier. L’écho disparu alors, chassé par une brise glaciale.
«Une fois de plus, le destin t’arrache à moi. Je ne compte plus les fois où je t’ai vu périr entre mes bras. Il est temps que cela cesse.»
Il reporte sa main sur la fusée de Désastre, l’empoignant fermement.
«Mais avant que nous nous retrouvions, Jasna, il me faut accomplir une tâche. Une dernière.»
Le porteur de désastre arracha la lame de la damnation du sol, la tenant face à lui, la pointe brandie vers le ciel, contemplant les nervures impies qui parcourent les veines éclatées de l’arme.
«Je pars pour un long voyage. Toi et les enfants, ne m’attendez pas. Je saurai vous retrouver en temps voulu.»
Le chevalier se retourna alors, s’éloignant de la tombe, un pas après l’autre, la démarche pesante.
«Dans ma folie, je nous ai séparé. Dans ma folie, je nous unirai de nouveau.. Il s’agit de mon dernier baroud d’honneur. »
La réalité se déchira de nouveau, ouvrant le passage au damné vers le royaume des Ombres, ouvrant le passage.. vers son destin.

Retour du royaume des morts :

Ainsi, c'est à minuit, ce premier jour du onzième mois de l'an trente-huit, que le chevalier fit son retour. Revenant des montagnes, semble-t-il, avant de traverser la Ferté d'Arom, jusqu'à la tour occupée par les mercenaires. Et ses premiers mots, adressés à l'un des couche-tard encore éveillé à cette heure furent : "Allez me chercher le capitaine Aldwyn. Immédiatement."
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Helios
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Jeu 1 Nov - 18:52

« Je ne fais que mentir. »

Ce matin-là, Helios contemplait son reflet dans l’eau trouble d’un seau, y trempant un doigt pour créer des remous. Son visage se tordait sous l’effet des ondes, s’assombrissait par la force des ombres. Elle était glaciale. Son regard glissa vers un masque posé sur le rebord de pierre, souriant. Il n’en porterait pas aujourd’hui. Sans raison apparente – il le préférait.
D’autres mercenaires ne tarderaient pas à le rejoindre au sortir des exercices matinaux, mais il s’était toujours arrangé pour faire sa toilette à l’abri. Il passa une main dans ses cheveux humides, poussa un long soupir, l’autre bras tendu vers le ciel.
Son torse nu parsemé de veines noires disgracieuses se gonflait au gré des hauteurs prises par sa voix : grave.
Terriblement grave.

« Je vais mourir. »

Que fais-je exactement ? Je prie, j’espère.
Il n'y avait rien de mieux à faire.
En offrant mon âme au néant, je l’y est perdue, noyée,
Je m’abandonne comme j’ai abandonné le cœur aux sévices de la création. Hélas !
J’ai peur de ce que l’esprit devient sans liberté d’être et paraître – une douleur me déchire le poitrail.
Ce chien de ventre crie. Il crie au Soleil, son erreur.
J’aurais aimé ne décevoir ni mes frères ni mes airs !
Que puis-je exactement ? Attendre.

J’attends qu’une voix s’efface.
J’attends que souffle un vent nouveau sur mon visage,
J’attends que l’œil torve des dieux cesse d’agiter mon monde.
J’attends que ces promesses d’infini muent sans enfler.
Je me suis perdu comme j’ai perdu ma vie, et pourtant
Je vois. Une brise légère caresse mes oreilles, en agite le gouvernail.
Elle me guide vers ce long tunnel où une lumière brille plus encore que le Soleil,
Ô déesse, opportunité ! Préserve-moi du malheur.


« D. Pardonne-moi. »

Il sortit l’esprit léger, son baluchon sur l’épaule. Balthazar l'attendait.
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Gauvin Rondeau
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Ven 2 Nov - 20:34

Effacé. Rondeau avait passé ces dernières semaines à l'abri des vues et dans différentes gardes et petites missions délocalisés du reste de la compagnie.
Habituellement lecteur, il avait visiblement troqué ses recueils de poèmes contre des livres et autres écritures saintes. Le tout l'aidant mieux visiblement que la poésie à faire son deuil et de se retrouver philosophiquement dans ses épreuves difficiles
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Logan Grant
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 3 Nov - 22:17

C'est après avoir déposé sa démission auprès du capitaine et récupéré sa solde qu'Ylanah aura finalement quitté la Rétribution. Rassurant ses amis qu'elle reviendrait sans doute un jour prochain après s'être convenablement préparée à leur affrontement inévitable contre le Vide et Marvin.

Elle sera en particulier passée remercier Arliden pour ce que tout ce dernier avait pu faire pour elle et lui apporter au fil de ses années au sein de la compagnie. Elle aura également salué Augustus, lui priant de ne pas s'égarer et de continuer à faire de son mieux pour entraîner les mercenaires le voulant. Enfin, Vaelys sera la dernière personne qu'elle sera passée voir, se contentant de simplement remercier l'elfe de sang le plus sincèrement du monde avant de partir pour de bon avec ses affaires, le bâton du pèlerin perdu en faisant partie.

Elle aura également laissé à toute personne désireuse les moyens de la contacter.

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Panic Intensifies:
 
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Godefroy/Balthazar
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 10 Nov - 20:08

« Ressaisis-toi. » souffla-t-il, la mâchoire crispée.

L'arcaniste ne pouvait être que spectateur de la scène qui se jouait sous ses yeux. Il perdait peu à peu le contrôle de sa main, cette dernière s'agitant alors au rythme de tremblements aussi brefs qu'involontaires.
S'il s'acharnait à les faire cesser, à les étouffer dans le creux d'un poing ferme, sinon à les camoufler derrière un repli de sa robe, il lui était impossible de les prévoir à l'avance, ces épisodes spasmodiques se succédaient depuis maintenant quelques jours. Il en était conscient et ça l'inquiétait, craignant par-dessus tout un jugement hâtif de la part des autres mercenaires.

Son attention se porta tout naturellement sur Malenen, comme guidé par un besoin viscéral. Il l'appelait. Il le sentait. Il savait que le sceptre était en mesure de lui offrir ce qu'il recherchait, qu'il pouvait l'aider. Il le prit donc une nouvelle fois, juste avant de troquer la chaleur réconfortante de l'ancienne caserne pour le blizzard extérieur, s'en allant se réfugier dans ses songes, ça ne regardait que lui. Lui seul et personne d'autre.

Il appréciait ces moments de liberté, à errer sans réel but, sans réelle destination, le visage à moitié couvert par l'ombre de sa capuche, ses pas s'imprimaient dans la neige et les cristaux crissaient sous ses pieds. Dans le tumulte de ses pensées, un souvenir fugace aura suffi pour lui faire étirer un sourire du coin des lèvres, probablement teinté de regrets.
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Apollon Gordon
Mercenaire
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Mer 14 Nov - 20:55

Frôler la mort pour la première fois est une chose. Être simple spectateur de la mise en péril de sa propre vie, sans ne pouvoir rien faire d'autre que ressentir la douleur des coups et hurler dans son for intérieur, en est une autre.

L'expérience, qui eut au moins le mérite d'être grisante, laissa le jeune Apollon dans un état d'esprit tout aussi préoccupant que celui de son corps. Assis au bord de son lit d'infirmerie, passant régulièrement une main à son arcade sourcilière encore gonflée - nonobstant les bons soins d'Arliden -, son regard restait perdu dans le creux de sa paume suspendue dans le vide, tendue vers le ciel. Craintes. Incertitudes. Démoralisation. Tels étaient ses maux qu'un regard attentif aura pu aisément lire à même les traits épuisés de son visage.

Échappant aux entraînements quotidiens de par son état, on l'aura aperçu vagabonder seul dans la Ferté, coulant des regard songeurs à à peu près tout ce qui l'entourait.
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Khattâl
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Lun 19 Nov - 11:46

Après l'annonce du Capitaine concernant le tournoi, Khattâl aura redoublé d'effort. Il se lèvera bien plus tôt le matin pour simplement disparaître dans la Ferté, se mettant à l'abris de tout le monde pour faire on ne sait quoi. Il reviendra généralement à l'heure du déjeuner, en sueur mais avec le sourire.
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Eldared/Leinart
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Ven 23 Nov - 0:00


Eldared était de bonne humeur ce matin-là, désormais libéré de sa charge de mener des missions à tout bout de champ, le gnome passait tout son temps à s'occuper des armes à feu et explosifs de la compagnie. Leur venue en Drustvar était une aubaine pour lui, il avait toujours plus d'idées sur la façon d'utiliser de l'argent dans ses systèmes d'explosions fragmentées pour combattre les sorcières. Le voilà, déambulant dans la Ferté d'Arom, après l'entraînement des recrues, son discombobulateur dans les mains, quand il vit approcher un Tanaride.

Visiblement, l'homme avait commis une bêtise et lui servirait d'assistant pour trois jours. Se fendant d'un gloussement caractéristique puis lissant sa barbe, l'ancien adjudant par deux fois détailla l'homme des pieds à la tête, l'air espiègle. Puisqu'il savait pertinemment que le seconder était comme une punition, il aller s'assurer une fois de plus que le message passe. Les tâches ordonnées avec un mépris et un ton agaçant allèrent donc de la logistique, transporter des caisses de matériel d'un point à un autre, à huiler et passer un chiffon sur son exossature de guerre en passant par un classique tri d'électrodes usagées. Le plus drôle dans cette dernière tâche était le voir quand la victime trouvait une électrode défectueuse, qui avait été démontée mais qui contenait encore de quoi électriser l'imprudent qui la toucherait sans faire attention...

Si le gnome se faisait discret ces temps-ci, Khâttal se souviendrait un moment de son temps avec Eldared.
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Khattâl
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Ven 23 Nov - 0:35

Ses gardes achevées, Khattâl arrivait aux entraînements à l'heure, mais complètement fatigué. Il arborera cependant un sourire pour accompagner ses cernes. Le tanaride terminant son entraînement, ira prendre sa collation avant de partir vers la pire de ses punitions.

Il rejoindra donc Eldared, pour effectuer les différentes tâches demandées par le gnome. Le transport des caisses n'étant pas le pire qu'il puisse lui infliger, il aura la boule au ventre lorsque le gnome lui demandera de faire le tri des électrodes, craignant donc ceux encore activés.

Les paroles du gnome résonant dans sa tête après tous ses travaux, c'est avec un sourire forcé, et des yeux mi-clos, que Yaradjiin ira trouver sa couche avant de se réveiller quelques heures après pour reprendre sa garde.
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Assast
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Jeu 29 Nov - 15:57

Tôt le matin les mercenaires auront reçu l'ordre de préparer leurs affaires pour un départ fixé à dix heures. Une fois ces derniers rassemblés la compagnie se mis en route d'un seul bloc pour quitter la Ferté-d'Arom, traversant les mornes forêts de Drustvar pour rejoindre la Rade de Tiragarde et les grandes routes.
Ce n'est qu'en début de soirée, aux alentours de vingt et une heure, après une épuisante journée de marche, que les forces mercenaires parviendront à la capitale et s'installeront de nouveau dans leur local, occupé jusqu'ici par les seuls recruteurs.
La ville n'avait pas vraiment changé. Toujours bruyante et agitée, chargée d'odeurs plus ou moins plaisantes. Seuls les drapeaux Corsandre et la présence de la puissante compagnie semblaient absents du tableau.

Un homme de haute taille, portant un tabard bleu frappé d'éclairs jumeaux sur des vêtements de voyage épais attendait l'arrivée des mercenaires. Le capitaine s'entretint avec lui une bonne heure et c'est avec un coffret sous le bras que le mystérieux chevalier quitta le bâtiment de la dague noire.
Dans le même temps le cor de guerre avait été retiré de l'échoppe.
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Arliden
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Dim 2 Déc - 12:21

Depuis le retour à Boralus, Arliden semblait s’être tout simplement volatilisé. Et pourtant, il n’était pas bien loin, s’employant à éviter les tavernes et les bordels qui passionnaient ses camarades, il privilégiait les échoppes du Marché des Alizées.
Outre les apothicaires et secouristes auprès desquels il reconstituait les stocks de l’infirmerie, c’était les herboristes qui avaient sa préférence. Il étudiait des heures durant les caractéristiques des herbes spécifiques à Kul Tiras, et s’employait également à obtenir d’eux toutes les données possibles concernant les graines données par la Parlépine.
Le rameau, lui, demeurait à l’abri de son coffre, attendant l’examen approfondi des deux sorciers des moissons.

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Le loup, en moi, est cette force fluante qui bondit déjà vers sa liberté.
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Apollon Gordon
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Dim 2 Déc - 14:39

Deux mois. Déjà. Ou... Seulement ? Il ne savait dire si ça lui paraissait bien trop ou pas assez. En ce laps de temps en tout cas court à l'échelle d'une vie, le jeune archer eut largement le temps d'évoluer sur tous les plans ; en tant que tireur, en tant que mercenaire et en tant qu'homme. Que ce soit d'un point de vue psychologique ou physique. Un bond de géant pour un Apollon arrivé en tant que jeune garçon, frêle et inexpérimenté. Des changements qui ne sauront passé inaperçu aux yeux de ses entraîneurs et de ses proches au sein de la compagnie. Désormais pleinement intégré, il n'hésitait plus à garder le dos droit, l'air fier d’arborer les couleurs des mercenaires, des siens. Sa bonne humeur naturelle ne perdait rien de son indéfectibilité ; salutations enthousiastes, sourires amicaux et autres sympathiques attentions étaient le lot quotidien des mercenaires au contact du "bleu".

Depuis leur retour à Boralus, les entraînements s'étaient intensifiés à sa demande. Il ne se cachait pas de sa postulation pour le poste d'assistant intendant, preuve de sa volonté de s'impliquer plus encore dans la Rétribution.
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Colin d'Amara
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Dim 2 Déc - 18:32

« Va-t-en, Apollon. Je suis… fatiguée fit une voix étouffée sous l’épaisseur de la couverture.
Reviens… Reviens me voir demain. Pas avant. Une main blanche émergea de nulle part et se referma sur l’édredon, le tira frileusement.
« Oui demain, c’est bien… J’irai… mieux, put-il à peine entendre, à genoux au bord du lit. L’archer embrassait d’inquiétudes les reliefs que formait l’édredon sur le corps de la prêtresse.
Depuis combien de temps leur regard ne s’était pas croisé ? Pourquoi s’obstinait-elle à lui tourner le dos, à lui dissimuler son visage ? Dans un soupir contrit il se releva et, incertain quant à la conduite à tenir, retenu vaguement un geste de la main.  
- Comme tu veux, mon cœur. » Sa main était mollement retombée le long de son corps. Il s’apprêtait à partir lorsque, repoussant la couverture, Colin s’adressa à lui le visage découvert, son regard planté dans le sien :
« De quoi ai-je l’air ? Ne me mens pas, par pitié.
- Tu es toujours là Colin, c’est le plus important. Les soins d’Arliden ont été efficaces… Prend le temps, demande-lui de l’aide. Je suis sûr que tout rentrera dans l’ordre. Ses lèvres s’ourlèrent d’un sourire qu’il perdit aussitôt. N’étaient-ce pas des larmes le long de ses joues ? Il prit une inspiration, entrouvrit la bouche et…  
- Bonne nuit.
Ne sut plus quoi répondre d’autre qu’un :
- Bonne nuit…  Il rajouta avec maladresse, on a… on a assez de marques noires désormais. »

***

Prostrée dans le lit, elle attendit de ne plus entendre le bruit de ses bottes sur les dalles poussiéreuses pour esquisser le moindre mouvement.
Tout rentrerait dans l’ordre…  Elle se le répétait en boucle, s’y accrochait avec désespoir. Un soubresaut la secoua soudainement et la panique la gagna. La crise recommençait. Ses doigts s’enfoncèrent dans le matelas et ses poumons se comprimèrent, l’empêchant de respirer. D’appeler à l’aide. La chaleur de la couverture l’étouffait. Elle voulut s’en débarrasser, la rejeter mais ses muscles refusèrent de répondre. Elle lutta. Mena une guerre contre elle-même, contre le sortilège, contre ce corps étranger, vieilli prématurément. Et puis…
Elle comprit, hoqueta de résignation alors que les spasmes s’espacèrent, se firent de moins en moins violents.
Elle attendit d’être pleinement maîtresse de ses mouvements avant de repousser l’édredon,  de jeter ses jambes en dehors du lit.
Un bruit sourd attira son attention.
Une petite bourse de cuir, au sol. Celle d’Apollon.
En la ramassant ses sourcils se froncèrent. Ses doigts gourds élargirent l’ouverture et plongèrent à l’intérieur, ressortant avec une marque noire.
Huit.
Un maigre sourire étira ses lèvres et, en les rangeant, elle releva la tête vers son sac.
« Lumière, prête-moi Ta force… »

***

Une heure. Peut-être deux.
Elle n’eut pas le courage avant de se lever. De rejoindre son sac. De le fouiller.
Mais le miroir était bel et bien dans sa main gauche désormais. Elle hésitait à l’ouvrir. Que lui refléterait-il ? Elle déglutit péniblement, le regard abaissé sur la surface ornementée de gravures que son pouce frottait avec anxiété.
Tout rentrerait dans l’ordre. Pour lui, elle serait vaillante. Il n’y avait rien à craindre.
Son pouce ouvrit lentement le miroir et elle se pinça les lèvres, ferma les yeux. Elle inspira profondément et compta jusqu’à trois avant de les rouvrir.
Un sanglot de dégoût l’ébranla et le miroir lui échappa.
« Oh non… par la Sainte… »
Elle se recouvrit le visage des mains et pleura tout son soûl en implorant la Lumière.
Une faible lueur blanche naquît et, progressivement, s’intensifia pour brutalement s’évanouir dans les ténèbres.
Les dents serrées, Colin rechercha le miroir et referma sa main dessus, s’assura de son état.
Le choc avait légèrement accidenté l’extérieur.
Elle le rouvrit, prête, cette fois-ci, à accepter l’évidence.
Sa jeunesse, perdue.
Sa beauté, envolée.
Pourtant… tout ce que le miroir lui refléta fut un faciès souriant, le sien, vieilli de quelques années.
Il n’était pas désagréable à regarder et, au clin d’œil qu’il lui décrocha, la prêtresse ria.
« Tout rentrera dans l’ordre, oui… Tu avais raison, encore une fois. »
La Lumière réapparut, plus vive, et illumina pendant quelques secondes l’infirmerie.
La prêtresse en apprit, ce soir-là, un peu davantage sur la Très Sainte, et cela la réconforta.
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Gauvin Rondeau
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 15 Déc - 20:09

C'est au petit matin que la désertion aura été notifié. L'uniforme laissé sur sa couche, et même le glorieux chapel dont il tirait son surnom. Rondeau aura quitté la compagnie, de la plus lâche des manières : la désertion.
Une courte lettre, mal écrite, aura été laissée sur place.


Lettre a écrit:

Ma décision de vous quitter ne s'est pas faîtes sur un coup de tête. Elle a été mûrement réfléchi.
Et c'est avec amertume que je vous avoue profiter du chaos qui assaille la compagnie pour fuir, sans courage, car je n'aurais jamais eu le courage de poser les armes devant tous.
Je tiens à remercier le sage Streïm, dont les ouvrages prêtés m'ont permis d'ouvrir les yeux sur ma place dans ce bas monde. Ma place est dans les ordres, auprès de la Sainte.

Qu'Elle vous garde,

Rondeau.


PS : Aury vous êtes l'homme le plus détestable que j'aurais eu à côtoyer le long de ma courte vie. J'ai grand espoir que vous ne connaissiez que tourments et infernales péripéties. Et en homme lâche, déjà loin, je souhaite même que Shelton revienne du septième cercle des enfers vous prendre comme compagnon sodomite que vous êtes. Et je n'ai pas eu le courage de vous achever quand cet imbécile de nain vous a laissé pour mort lors de sa possession..


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Jacek/Yuri
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Ven 4 Jan - 21:14

Yuri n'avait aucunes séquelles de son passage dans...Et bien, lui même ne savait pas vraiment. En tout cas il n'avait pas les mots.

Il s'était bien vite rendu compte des changements, en effet il avait remarqué qu'il réfléchissait bien plus rapidement mais surtout plus logiquement sans parler de sa mémoire sans doute améliorée par la machine Titanesque pour stocker le savoir pour utiliser le bâton et, peut être même, d'autres reliques.

Mais pour un médecin, sa plus grande "amélioration" fût sans doute une pleine conscience de son corps, de ses capacités vitales comme physiques. Ses nouvelles "capacités" lui permettant de mettre un chiffre sur chaque aptitude de son corps et ainsi optimiser aussi bien ses entraînements et son planning journalier. Lui n'y voyait que des avantages pour le médecin et le scientifique qu'il était.

En revanche, les mercenaires qui discutaient avec lui ou passait entre ses mains pour des soins aurait pu remarquer d'autres changements. Le médecin de bataille ne répondait que par des réponses directs et sur un ton neutre. Toute formes, d'émotions dans la voix comme sur le visage avait tout simplement disparu et pour rien n'arranger, il ne recherchait en aucun cas la compagnie des autres mercenaires sur son temps libre, la sociabilité n'étant pas une optimisation pour un mercenaire, un médecin ou un chercheur.

La compagnie avait sans doute gagner un atout mais elle avait perdu en humanité.
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Jehandra Valombre
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 5 Jan - 0:41

Peu de choses au final auront pu être retrouvées dans les affaires de la fille du clan Marteaux-Hardis. Et la quasi-totalité des possessions de la naine auront été transmises par une lettre simple détaillant ses dernières volontés à son cousin Barbe-de-Bronze, Trazn Fauche-Lave.

Silke lègue ainsi entre autre choses son marteau-tempête - consumé hélas avec elle dans les flammes du bûcher et sans doute déjà abîmé par le choc de flammes - à ce dernier ainsi que ses totems chamaniques, encens, et autres herbes. Trois pièces d'or auront également été léguées à Colin et Apollon, chacun, sans davantage d'explications.

Les cendres de l'ancienne chevaucheuse de griffon se retrouveront ainsi balayées par les vents, ne faisant dorénavant plus qu'une avec les Éléments et ses Ancêtres.
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Streïm de Kessenart
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 5 Jan - 1:18

Écrit en thalassien sur un parchemin horriblement usé, sur lequel les inscriptions sont à peine lisibles, trouvé dans les affaires soigneusement rangées de la forestière récemment décédée, avec un médaillon fermé, une alliance, un carnet beaucoup trop rempli de feuillets volants rajoutés ainsi qu’une carte de Quel’Thalas.
Citation :
Par le présent testament, moi, Vaelys Chantebrise, fais par de mes dernières volontés dans le respect des lois du Royaume de Quel’Thalas.

Je cède l’intégralité des mes possessions à mon héritier ou héritière survivant le plus ou la plus proche de moi par le sang.

Je souhaite que mon corps repose auprès de ma famille, dans le cimetière indiqué sur la carte ci-jointe.

Ecrit à la lumière du Soleil et du règne de Kael’Thas Haut-Soleil, le vingt-septième jour du cinquième mois de l’an vingt-trois.

Que rayonne à nouveau Quel’Thalas.

Ajouté avec un soin bien moindre, en commun, en bas de la page, des annotations supplémentaires. Tout en bas, la partie véritablement digne d’intérêt aux yeux de ses camarades :

Citation :
Des affaires concernant la compagnie mercenaire Rétribution et ses combattants :
-A Elena Nohir-Everdan, je cède ma cotte de maille et ma pierre de vision, ainsi que la moitié des marques noires en ma possession au moment de ma mort.
-Au seigneur Findol Elensar Ancresoleil ou à son héritier, l'arc qu'il m'avait offert.
-Concernant mes autres armes ou objets ainsi que le reste des marques noires acquis lors de mon passage dans la compagnie, je souhaite qu’ils aillent aux plus vulnérables de la compagnie. Je laisse seuls juges les officiers pour ce point.

(41 marques noires et la pierre de vision pour Elena et 41 marques laissées en distribution selon le bon vouloir des intéressés.)


Dernière édition par Vaelys Chantesang le Mar 8 Jan - 19:44, édité 1 fois
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Arliden
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 5 Jan - 11:12

Le vent avait soufflé sur les dunes, glissant ses mains aux doigts d’air sur les soieries du sable, et dans les plis s’était dessinée l’ossature tout juste devinée des ruines ensevelies, dont les arêtes droites marquaient la surface et organisaient autour d’elles l’écoulement. Soie d’argent, baignée encore de nuit, comme un velours d’indigo pailleté qui l’aurait recouverte, bientôt ôtée pourtant d’un revers de soleil.
Le ciel, déjà, allait s’éclaircissant, et voilà que sous ses yeux les couleurs brûlaient dans le feu de joie de l’aube; des vagues de pourpres, d’abord, une teinte royale qui faisait transition au bleu nuit, puis un rose clair, piquant, qui éclatait presque aussitôt d’un orange d’or en fusion.
Et le soleil se dressait tout à coup, et se balançait sur l’horizon, et tout à son contact se changeait en un or éphémère et factice, de lumière coulée, de chaleur offerte sous l’éclat cuisant. Si la mer là-bas luisait comme un joyau aux facettes mouvantes, c’était le sable, chantant dans la brise matinale, qu’embellissait le plus le petit jour. Bronze, cuivre, ocre, ici et là bordeaux emmêlés. Les runes tracées dans le flanc des dunes s’effaçaient déjà, comme si elles n’avaient jamais existé.
Un lever de soleil, pour Vaelys. C’était bien tout ce qu’Arliden pouvait lui offrir.

Il était seul, désormais. Combien de générations de mercenaires s’étaient succédés, pendant que lui notait leurs noms dans sa chronique funéraire ? En dehors des officiers ne demeurait personne qu’il avait connu à son arrivée. Il essayait de ne pas y penser, mais l’idée lui tournait autour, inlassable comme une ombre. Combien d’autres verrait-il passer ? Pour la première fois, il sentait son flegme se fissurer, et se dessiner les contours d’une lassitude intense, et, au-dessous, une angoisse insurmontable qui l’étreignait de ses bras froids. Et il se prenait alors à ardemment regretter la paix ensommeillée qu’il tirait du Rêve.
Vaelys, une page cornée qui se tournait pour de bon. Une dernière volute de fumée bleue, dans le Soleil.

_________________
Le loup, en moi, est cette force fluante qui bondit déjà vers sa liberté.
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Trazn Fauche-Lave
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 5 Jan - 14:14

Le port de Ruinepierres n'avait jamais été un havre de tranquillité. Néanmoins les choses avaient empiré depuis la bataille des ruines. Des légionnaires entraient et sortaient en permanence, chaque retour apportant un nouveau lot de blessés. Et de morts.

Jour et nuit les activités se poursuivaient, les aéronefs atterrissaient, étaient ravitaillés, rafistolés, puis repartaient. Apparemment la bataille à laquelle les mercenaires avaient participé n'était pas la seule, des combats se déroulaient un peu partout dans le désert. En certains endroits l'Alliance progressait, à d'autres elle était repoussée.

Les plus attentifs auront intercepté quelques rumeurs : apparemment il en était de même un peu partout sur Zandalar. Voir un peu partout sur Azeroth.

Et alors que la guerre s'intensifiait en ce début d'année, le désert en profitait pour rappeler à tous qu'il était seul maître dans la région. Quelques jours après la bataille, un vent constant et fort s'était levé sur Vol'Dun.
La visibilité était basse partout, le sable s'infiltrait dans les campement et les aéronefs étaient cloués au sol régulièrement à cause des tempêtes.. La situation ne semblait pas tendre vers le mieux.
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Assast
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 5 Jan - 15:21

Le ciel ardent de Vol'dun imposait son implacable chaleur sur la base de l'Alliance et les mercenaires souffraient tous autant que les autres.
La bataille de la veille avait prélevée un lourd tribu pour la compagnie et l'âpreté des combat restait en mémoire de chaque participant.

Une partie des cendres avaient été récupérées dans une urne sobre, ainsi que la cotte de maille que même les flammes de l'arcaniste n'étaient pas parvenues à détruire.
Ce qu'il était advenu de l'urne par la suite restait toutefois un mystère pour les mercenaires.
Le chevalier de la mort avait été transféré à son ordre et mettrait du temps à se remettre de ses terribles blessures.

La compagnie vivait de son sang et de son acier et dans les cendres se perpétuait sa tradition. En fin de compte la faucheuse prenait son dû à chaque fois.
La rédemption par la mort.
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Kazran
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Mar 8 Jan - 19:10

«Il est amusant de constater qu’au final, qu’importe la chute, qu’importe le but, nous retombons toujours au même endroit. Par la lame d’un héros, par un traquenard grossier, par une déflagration démoniaque, ou encore par le souffle vindicateur de la Lumière, que je sois du «bon» ou du «mauvais» coté, c’est ici que je reviens. Au seuil de l’oubli. Aux portes de la damnation. Prisonnier entre deux mondes, une fois de plus. J’en viens à croire que ni la mort, ni la vie me souhaite ma présence. Je comprend mieux la seconde. Mais il reste que toute cette équation n’a ni queue ni tête, aucune logique. Je les ai vu, ces héros, ces braves guerriers, ces loyaux sujets qui se battent jusqu’à leur dernier souffle, mais ils ne savent pas ce qui les attend de l’autre coté. Ils n’apprennent la vérité qu’au dernier moment. Une vérité froide, d’une cruauté absolue qui leur ferait abandonner leurs principes, leurs codes, leurs vertus. Même toi, Chantesang. J’ai perçu ton essence, après ton dernier soupir.
J’espère que tu ne te perdras pas dans les limbes, comme tant d’autres avant toi. Tu es morte pour avoir appliquer la justice. Une justice implacable.
En à peine vingt années, j’ai combattu sur plus de bataille que certains peuples sur des siècles. Ce qu’il me reste de conscience m’indique que c’était à mon tour de quitter ce monde. Était-ce le destin qui a alourdi ta main? Est-ce une divinité de l’ombre qui a faussé ta vision ? Est-ce l’élu de mon allégeance qui a préservé ce qu’il reste de mon essence? Nous ne l’apprendrons probablement jamais. Et au fond, cela n’a que peu d’importance. Tout ce qui importe est que je te rejoigne en t’amenant l’âme déchirée de Marvin Shelton, et de tous ceux qui l’accompagneront. Et là-bas, à l’ombre des Ombres, tu auras ta vengeance, à défaut de trouver le repos.
»

Le chevalier relevait son regard infusé par les ombres et écartait la plume du journal. Interrompu par les cliquetis agaçants et poussiéreux d'un poliorcète qui se raclait la cage thoracique. "Mon seigneur, votre armure est prête."
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Callix
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Jeu 17 Jan - 10:55

Callix aura déposé ce matin sa démission auprès du Capitaine. Coïncidence ou connivence, la mage Ilderonidus aura fait de même dans la foulée.
La rousse laisse derrière elle l'intégralité de ses possessions liées à la compagnie, telles que son équipement et ses marques noires. Elle les aura simplement déposées à l’intendance avant de tourner les talons.
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Apollon Gordon
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Jeu 17 Jan - 21:56

Au fond de lui, Apollon adorait le désert. L'exotisme d'une région telle que Vol'dun avait su le mener à la contemplation, la fascination. Plus encore depuis que les événements s'étaient enchaînés, que son quotidien mouvementé le forçait à reconsidérer la compagnie, les mercenaires et même sa place. Un changement radical dans une vie qui, si elle était rythmée par d'éprouvants exercices physiques, avait jusqu'alors laissé son esprit relativement tranquille.

Là, assis sur le sable chaud, subjugué par le crépuscule, il prenait le temps de revoir un à un chaque bouleversement. La trahison, suivi du suicide de Vaelys, alors encore considérée comme une future mentor. Les coups de fouet, leurs significations ; son échec. Et à l'opposé de cela, son nouveau statut d'Assistant d'intendance. Comme les grains de sable qui glissaient inéluctablement hors de sa paume ouverte à chaque souffle du vent, il lui paraissait impossible d'empêcher les événements de se succéder bien trop vite les uns aux autres. Si cette fatalité ne l'avait pas empêché de suivre assidûment les explications du Sergent Dupe-Cendres sur les rudiments de l'intendance, elle plombait son moral, sa jovialité quotidienne laissant place à une morosité que seule Colin savait savamment briser.

Le temps était ainsi à la remise en question, l'évolution de sa manière de penser, de voir et d'agir. Sans trop savoir où cela le mènerait, il s'y abandonna tout entier, livrant son âme au tourbillon ravageur de ses pensées.
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Khattâl
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Ven 18 Jan - 12:59

On ne savait pas vraiment ce qui tracassait Khattâl durant tout ce temps. En fait, personne ne pouvait le savoir puisqu'il se tenait vraiment à l'écart de tout le monde, même de ceux qu'il avait finit par considéré comme des.. Partenaires à durée indéterminée. Il avait cependant prit une décision en voyant le départ de Callix, c'est qu'il allait partir aussi. Il avait finalement ouvert les yeux, il n'arriverait jamais à être reconnu par un ordre comme ça, il valait mieux pour lui qu'il retourne dans son désert, remplir quelques contrats pour survivre.
C'est donc ce matin, qu'il sera allé déposer une lettre de démission à l'intention du Capitaine, et qu'il sera allé donner dix de ses marques noires à Yuri, et dix autres à Alieg. Il laissera ensuite 5 marques à Colin en lui disant simplement: "Merci pour la lumière." En relâchant un simple rire. Il gardera la dernière marque comme.. Souvenir, qu'il aura dissimulé. Il aura aussi laissé son armure, son tabard, et sa bague.
Il partira avec le sourire, celui d'un homme qui a accomplie quelque chose.. Mettre vitesse à l'explosion d'une matrone. Et cette marque durement acquise, il la garderait pour se souvenir qu'il a réussit des exploits, que seul lui se reconnaît.
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Helios
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MessageSujet: Re: Rumeurs de la compagnie   Sam 19 Jan - 18:53

Ça y est ! Le Soleil s’est couché sur les blanches dunes enserrant son campement que caresse un vent frais ; lui-même charriant les souvenirs d’une récente bataille. Chacun trouve son compte dans l’obscurité des songes : d’un plaisir luxurieux aux vagabondages sans queue ni tête ; ceux-là qu’une blanche colombe transporte en muant – devenant serpent ou vermine au gré des émotions qui traversent l’homme, ses passions inavouables. Mais il ne s’est pas couché ; contemple les derniers rayons filtrant à travers ses doigts comme s’il pensait les attraper pour faire sienne leur chaleur. Or la lumière le fuit comme toujours, volant à tire-d’aile vers ses compagnons, et déversant sur eux le doux sommeil.


Que ne suis-je oublié si l’attente demeure
Une cruelle offense à mes arts éperdus ?
J’entendrai volontiers lui arracher le cœur,
S’il songeait à voler tout ce qui m’était dû.


Il fait mine de saisir la toile, contemple le corps de Lorrhagan à la dérobée, le discret mouvement de ses épaules tendues s’étendant à l’autre couche. Cette fois il ne dormira pas ; non parce qu’il manquerait d’espace mais à cause des voix qui se font plus graves à chaque instant. Elles ont assourdi son attention, ourdissent de le rendre fratricide. Alors il fait volte-face, esquivant les tentes pour trouver un lieu calme. Rien ne l’apaise mieux que déclamer quand le vide vrille son esprit, sa volonté, ses choix. Comme s’il s’oubliait dans l’émoi d’un prince tragique condamné par le sort ; s’anéantissait dans son cri mortifère, sinon d’une agonie dans laquelle il s’était reconnu ; déclamer l’avait toujours libéré des contraintes de la vie.


Je n’avais qu’à choisir entre vivre et l’espoir
D’être un jour adulé : honoré en mémoire
De ces jeux guerriers au destin alarmant,
Plutôt que mépriser ses excès infamants.


Il assemble les tirades en s’éloignant du muret, glissant sur l’antique esplanade comme un danseur sur sa piste ; à ceci près qu’il n’appartient déjà plus aux vivants – arpente l’ombre et ses voies sibyllines. Rois et tyrans s’entremêlent dans sa lente ascension, conglomérat de rôles terrifiés par leur propre partage. Le glaive est tiré puis s’abat – fend l’air comme le ton est monté pour mieux chuter. Ça y est ! Le silence s’installe, loin des regards, loin des corbeaux coassant pour l’humilier. L’éternité courbe le temps et l’arrête. Il a jeté un pavé dans la mare blanche du désert, et sa voix s’élève encore pour se faire l’écho du voile qui se dessine, avance, s’étend et l’engloutit tout entier. Curieux. C’est la première fois qu’il fait ça.


Je semai sur ma vie des corolles en fleurs,
Dont l’arôme inédit est venue m’assaillir.
Peste ! Corps répugnant ! Je te laisse vieillir,
Que le cœur s’abandonne à de fausses valeurs !


Son heure est-elle venue ? La chute ne devait pas arriver si tôt ni ainsi. Il aurait voulu s’agripper au Soleil déclinant mais réalise vite qu’il lui était aussi interdit, fût-il de son essence ou son nom. Comme il va disparaître pour de bon, ses lèvres remuent dans la pénombre qui avale peu à peu sa poitrine, la faisant plier sous une charge effroyable, puis il articule : « Opportunité ! » Il lui avait semblé que hurler ce mot risquait d’alerter toute la compagnie, et pour la première fois il l’avait espéré, mais il s’était aussi fondu dans la brise légère, déjà étrangère à l’abysse sans fond.

Ça y est ! Le rideau est tombé. Hélios avec lui.

Même ses affaires auront disparu à l’aube.

A moins que… ?
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