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 Annales de la compagnie, volume VI : Livre du Comté de l'Orage

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Arliden
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MessageSujet: Annales de la compagnie, volume VI : Livre du Comté de l'Orage   Ven 23 Sep - 12:49

La chaîne s’est relevée en grinçant et le navire s’est immobilisé au milieu du fleuve, son inertie le faisant légèrement dévier.
Pour notre première entrée au Comté de l’Orage, je dois avouer que c’était un peu minable.
Débarquer en plein conflit n’est jamais évident. Le jeune comte Telenor Irevent, dont la position était contestée par son oncle Gerlan, nous a accueilli dans la morosité ambiante, qui formait comme un écho au ciel voilé et pluvieux. Nous nous trouvions au Nord du continent, dans un fief isolé qui avait su tenir face aux menaces de la Horde, du Fléau en son temps et d’une manière plus générale à l’isolement et aux mauvaises conditions de vie; on dit les seigneurs du Nord enracinés à leurs terres, fussent-elles dures, âpres et lointaines, et ça n’a jamais été aussi vraie.
Les querelles de succession, dans la noblesse, sont une chose délicate, tant la fourberie et l’opportunisme y ont été élevées au rang d’art; tous les coups sont permis pour grapiller quelques miettes de pouvoir, quelques troupes supplémentaires, davantage de popularité auprès du peuple. On y parvient généralement non pas en brillant soi-même, mais en traînant dans la boue ses adversaires. C’est pourquoi Telenor, notre employeur, voyait sa légitimité remise en doute par son oncle.
Et c’est pourquoi nous, les mercenaires, avions été mandatés pour restaurer son titre et ses terres.



Le jeune comte Telenor d'Irevent

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Le loup, en moi, est cette force fluante qui bondit déjà vers sa liberté.


Dernière édition par Arliden le Ven 13 Oct - 14:44, édité 1 fois
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Arliden
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MessageSujet: Re: Annales de la compagnie, volume VI : Livre du Comté de l'Orage   Ven 13 Oct - 14:12


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Arliden
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MessageSujet: Re: Annales de la compagnie, volume VI : Livre du Comté de l'Orage   Ven 13 Oct - 14:13

A mon sens cette campagne est -à l’heure actuelle- l’une de des pires que nous ayons expérimentées. Pas à cause de l’endroit, car qu’était un peu de pluie quand nous sortions d’une île maudite, oubliée des dieux comme de la Lumière ? pas même alors que nous passions des jours à crapahuter dans la boue, à nous échiner sur des falaises d’un granit glacé, mais bien sans doute par la morne normalité, l’affreuse humanité du conflit, la trivialité glaçante de la mission. Et plus encore nos propres erreurs, nos insuffisances, car nous somme tombés bas, oui, bien bas, en ces lieux hors du temps.
Sache, lecteur, qu’une victoire sur le champ de bataille n’est pas toujours bénéfique, et par l’art de la guerre dont j’appris de mes maîtres les bribes, il y en eut, il y en eut en nombre.

Voici :

Nous avions accosté dans le village de Landbroock, qui nous servait depuis lors comme d’une timide base d’opération. Nous nous retrouvions souvent le soir autour de la marmite fumant de Falsom, un de nos nouveaux camarades; ils étaient en fait réellement nombreux, suite à la dernière campagne, et de profils très variés.

A proximité du village s’étendait le cimetière du Souvenir. C’était un grand tertre, clos de murs de pierre sèche, et tout empli de tombes sagement alignées. On distinguait çà et là des structures funéraires plus complexes, soient qu’elles dataient d’un autre temps soient qu’elles appartenaient à de plus riches défunts, on n’y voyait aucune crypte - tout au plus un autel accompagné d’un mémorial, sur la partie haute, où le sentier venait mourir. La métaphore - la clairière au bout du chemin - m’a un instant effleuré mais j’ai préféré ne pas y penser.
Sur les hauteurs de la ville, par-delà les vieilles têtes érodées des pierres tombales et l’eau des douves naturelles, béait la gueule des canons. Des deux positions fusaient de temps à autre des tirs sporadiques; aucun ne faisait de victimes, ni même de dégâts, et cela ressemblait à vrai dire plutôt à deux chiens tenus en laisse, qui grognent l’un envers l’autre pour se rappeler leur animosité.
Nous étions postés entre les tombes, ce soir-là, et six barques dérivaient dans notre direction depuis la ville. Quelques-uns des canons tâchaient de les couvrir, parfois, et nous reculions de concert losqu’un boulet faisait voler en éclat un pan de muret.
Cela va déranger les morts.
Il n’est jamais très bienséant de se battre dans un cimetière. Encore moins d’y causer des dégâts matériels. Mais au vu de la topographie de la région, c’était une position importante.

Nous nous sommes répartis le long du mur qui marquait la limite du cimetière, côté falaise; trouvant couvert dans tout ce qui dépassait - troncs, débris laissés là par les fossoyeurs. Mais aucun de nos tirs ne portaient en retour, car les barques se protégeaient de leurs rampes d’assaut. Tapi à côté de moi dans les broussailles, je voyais Luderick, le jeune mage à la peau si sombre, faire luire les arcanes entre ses mains. Il conjura une créature toute élancée de magie pure, violacée et tourbillonnante, qui se mit à crépiter; de sa masse jaillirent plusieurs éclairs qui filèrent droit vers les barques. Si plusieurs corps chutèrent dans l’eau qui les emporta comme une bête satisfaite, aucune des embarcations ne coula. Ils eurent tôt fait d’accoster et de monter à notre rencontre - et je vis un trait d’arbalète emporter le pauvre Rick Berhman, alors même que sept d’entre eux étaient fauchés par nos soins.

Ils se massaient de plus en plus sur ce coin de falaise où ils avaient réussi à prendre pied. Dans la foule de fantassins semée d’arbalétriers, une silhouette se devinait pourtant : un chevalier, guidant probablement l’assaut, et nos forces se concentrèrent sur lui jusqu’à ce qu’il s’effondre. L’assaut reflua aussi vite qu’il avait explosé. Les hommes de Gerlan prirent la fuite, retournèrent aux barques sous nos tirs, quoiqu’en réponse leurs canons et leurs carreaux nous forcèrent à demeurer à notre position.

Pour Gerlan, l’assaut fut, dans la théorie, un échec, car ses troupes rentrèrent au bercail sans être parvenus à nous déloger; en revanche, cela coûtait au Comte une trentaine de miliciens vaillants, fauchés dans l’attaque - alors même que ses troupes étaient déjà bien minces.

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